Euronews n'est plus accessible sur Internet Explorer. Ce navigateur n'est plus supporté par son éditeur, Microsoft, et les dernières fonctionnalités techniques de notre site ne peuvent plus fonctionner correctement. Nous vous encourageons à utiliser un autre navigateur, tels que Edge, Google Chrome ou Mozilla Firefox.
DERNIERE MINUTE

Nature et surf : les opportunités touristiques et économiques de l'Angola

Nature et surf : les opportunités touristiques et économiques de l'Angola
Euronews logo
Taille du texte Aa Aa

Dans cet épisode de Business Angola, nous quittons la capitale Luanda pour longer la côte Atlantique vers le sud et découvrir une région peu développée qui présente une diversité d'opportunités en matière de tourisme et d'investissement. Elle est dotée de paysages naturels étonnants, d'un parc national où l'on peut partir en safari, de petits hôtels et de plages dédiées au surf.

"Difficile de croire qu'il y a moins de vingt ans, l'Angola était en proie à la guerre," fait remarquer Chris Burns, notre journaliste sur place. "Aujourd'hui, le pays est un grand producteur de pétrole qui cherche à se diversifier en exploitant son potentiel touristique : une tâche qui devrait être facile vu la beauté de sa nature," fait remarquer notre reporter.

Nous quittons la capitale pour longer la côte en direction du sud. Première étape : Miradouro da lua, le "Belvédère de la Lune" en portugais.

Le paysage y est effectivement lunaire : non loin des plages de sable fin, on découvre des falaises couleur ocre sculptées depuis des millénaires par la pluie et le vent.

"Un joyau caché"

Nous nous arrêtons à l'embouchure du fleuve Kwanza qui s'étend sur 1000 km. Le lodge Kwanza est un lieu tout trouvé pour pêcher ou flâner sur la plage, et ce à 1h30 de Luanda.

George Diamondis, co-manager de l'établissement, précise : "Nous accueillons un certain nombre de touristes étrangers qui veulent visiter l'Angola.Nous avons les résidents locaux qui viennent de Luanda, soit pour le week-end, soit pour la journée," complète-t-il.

Chris Burns lui demande quelles sont pour lui, les opportunités pour les investisseurs et les touristes en Angola et sur sa côte de 1600 km. "D'un point de vue touristique, nous sommes comme un joyau caché," assure George Diamondis. "On ne connaît pas grand-chose de l'Angola en général, or nous avons les hauts plateaux dans le centre du pays, les forêts équatoriales au nord à la frontière avec la République démocratique du Congo et le désert au sud à la frontière avec la Namibie," énumère-t-il avant de conclure : "Donc il y a beaucoup de potentiel pour ceux qui veulent développer et investir en Angola."

Éléphants, zèbres, singes, crocodiles...

Il est temps pour nous d'entamer un safari au Parc national Kissama. La guerre civile a décimé la vie sauvage ici, mais ce parc de plus de 10.000 km² a été repeuplé grâce à une opération appelée "Arche de Noé" qui a consisté à transférer des animaux depuis le Botswana et l'Afrique du Sud.

"On peut voir des éléphants, des zèbres, des girafes, des élands, des gnous et des singes," détaille Miguel Savituma, administrateur du parc. "Dans le fleuve Kwanza, on peut voir des lamantins et des crocodiles," poursuit-il.

Miguel Savituma est né dans cette même région. Notre reporter l'interroge sur ce qu'il ressent aujourd'hui en tant que responsable pour ce parc. "Le fait d'être administrateur, c'est un très, très grand avantage, je suis très content," répond-il humblement.

"Ce parc veut dire plus d'emplois," indique Chris Burns. "Plus d'emplois pour les jeunes, beaucoup de jeunes," rénchérit Miguel Savituma.

Surf et écotourisme

Après le safari, place au surf à Cabo Ledo où le littoral est truffé de petits hôtels, de lieux dédiés aux sports nautiques et de bien d'autres choses encore.

Paulo Augusto et sa famille sont propriétaires de l'hôtel Carpe Diem. "Pour moi, c'est l'un des plus beaux endroits pour le tourisme en Angola : on a le surf, le fleuve Kwanza, le parc national," se réjouit Paulo Augusto.

Notre journaliste lui demande : "Et pour les investisseurs, en quoi cette région est-elle attractive ?"

"À mon avis, il faut investir ici parce que cet endroit est encore peu développé," affirme-t-il. "On a besoin de plus d'hôtels, de plus de services et de plus de personnes qui investissent ici," insiste l'hôtelier.

Pour que les visiteurs profitent de la vue sur la plage, Paulo Augusto a installé de nouveaux hébergements écotouristiques construits en matériaux recyclés et alimentés à l'énergie solaire.

Non loin de la capitale, toute une nouvelle offre touristique et autant d'opportunités d'investissement sont en train d'éclore.