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Manifestation de soutien aux leaders indépendantistes catalans

Manifestation de soutien aux leaders indépendantistes catalans
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REUTERS/Albert Gea
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Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés à Barcelone à la fin du premier jour du procès des leaders indépendantistes catalans. Arborant le noeud jaune et brandissant le mot "Freedom", ils étaient des milliers hier soir à dénoncer ce procès. A Madrid, les accusés sont vus comme une menace pour l'unité du pays, mais pas ici comme l'explique la porte-parole du gouvernement régional catalan Elsa Artadi :

"Ils veulent juger ceux qui sont responsables du référendum du 1 er octobre dans des circonstances qui violent les droits politiques et les droits civiques fondamentaux. Autrement dit, ils veulent juger la démocratie."

Au premier jour du procès, la cour suprême de Madrid est devenue l'arène d'un débat politique pour savoir si le séparatisme équivaut réellement à sédition.

En l'absence de l'ex-président Carles Puigdemont, qui a fui en Belgique, le principal accusé, l'ancien vice-président Oriol Junqueras, risque 25 ans de prison.

Des peines allant de 7 à 17 ans ont été requises contre les onze autres prévenus. parmi eux, figurent l'ancienne présidente du parlement catalan, plusieurs "ministres" régionaux et les anciens dirigeants des puissantes associations l'ANC et Omnium Cultural qui ont organisé la manifestation de Barcelone.

L'actuel président de la région de Catalogne, Quim Torra a dénoncé lui aussi une mascarade judiciaire :

"J'ai assisté au premier jour d'un procès qui n'aurait jamais dû avoir lieu dans un pays qui espère être considéré comme démocratique. Voir nos ministres, le président du parlement, des leaders socialistes devant une cour criminelle est en soi une attaque contre la démocratie et les droits de l'homme et un embarras honteux pour l'Europe du 21e siècle."

Après avoir organisé le 1 er octobre 2017 un référendum d'autodétermination interdit par la justice, les séparatistes avaient proclamé le 27 octobre une république catalane indépendante.

Y a-t-il eu alors violence ? La question est au centre du procès. Le chef d'accusation contesté de rébellion supposant un soulèvement violent.

Le parquet le soutient mais les indépendantistes affirment eux que la seule violence a été celle des policiers le jour du référendum, dont les images ont fait le tour du monde.

Le procès doit durer 3 mois. Il est retransmis en direct et plus de 600 journalistes espagnols et étrangers sont accrédités. Le verdict ne devrait pas être rendu avant juillet. Des centaines de personnes vont y témoigner, dont l'ancien chef de gouvernement conservateur Mariano Rajoy.