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Tour d'Oman: Kristoff s'impose en habitué, Coquard et Bouhanni sur le podium

Tour d'Oman: Kristoff s'impose en habitué, Coquard et Bouhanni sur le podium
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Entre le Tour d'Oman et Alexander Kristoff, c'est décidément une affaire qui roule: le Norvégien a remporté samedi la 1e étape, son neuvième succès dans le sultanat, en s'imposant sur la ligne juste devant les Français Bryan Coquard et Nacer Bouhanni, samedi lors de l'étape inaugurale.

Le sprinteur de UAE Team Emirates revêt ainsi le maillot rouge de leader, au terme d'une course ultra-plate de 138,5 km entre Al Sawadi Beach et la Corniche de Sohar taillée pour les poids-lourds de la vitesse et enregistre ainsi sa première victoire de la saison.

"Les autres sprinters de mon équipe avaient déjà performé donc il était temps que je gagne moi aussi dans une course. Cela apporte de la confiance c'est sûr", a déclaré le cycliste de 31 ans, juste avant de grimper sur le podium.

Fidèle parmi les fidèles à Oman, le natif de Stavanger, qui a participé aux dix éditions de la course, poursuit ainsi sa série entamée en 2014, date depuis laquelle il a réussi à s'imposer chaque année dans au moins une étape.

Malgré tout, Kristoff estime que ses chances de rester en tête sont minces alors que les premières côtes vont faire leur apparition sur la deuxième étape. "Je serai très surpris si je garde le maillot de leader" demain, a-t-il admis.

Bryan Coquard, qui s'était imposé l'an dernier lors du premier jour de course, n'a pu faire mieux que deuxième. La faute à des ronds points et des virages dans le final qui ont empêché les coureurs de lancer le sprint comme ils l'auraient souhaité. "On a été obligés de rester patient et de tout donner dans les derniers mètres", a expliqué le Français juste après l'arrivée.

"Kristoff a été très fort, on a limité les dégâts", a-t-il ajouté.

- Rafales de vent -

La frustration est également grande du côté de Nacer Bouhanni, qui savait avant même le début de la course qu'il n'aurait "pas 50 opportunités de s'imposer".

"Pour les sprinters comme moi, c'est dans les premières et dernières étapes que tout se joue", avait-il déclaré vendredi.

Samedi, le natif d'Epinal a notamment indiqué avoir été freiné par le vent qui soufflait en rafale sur la jetée de Sohar et qui a accompagné toute la course. "Ce vent de dos a tout changé. Je n'ai même pas pu sprinter, je suis resté assis sur la selle sur la fin. J'étais dans la roue de Kristoff mais je n'ai pas pu accélerer, c'était impossible", a-t-il pesté juste après l'arrivée.

L'Allemand André Greipel, l'un des favoris de la course, n'a lui pas pu défendre toutes ses chances en raison d'une crevaison à 9 km de l'arrivée. La recrue star d'Arkea Samsic a pu revenir dans le peloton mais pas se placer dans le sprint final.

La course, sans le moindre relief et courue en grande partie sur l'autoroute longeant la mer d'Oman, a longtemps été animée par une échappée de quatre hommes (Michael Schar, Alexis Guérin, Sergio Rodriguez et Émile Planckaert). Partis juste après le départ, les fuyards ont compté jusqu'à 4 min 35 d'avance.

Mais, à 25 km de l'arrivée, Planckaert s'est relevé, ne laissant plus que trois hommes en tête.

Pendant ce temps, le peloton lançait sa chasse pour ramener l'écart à 1 min 05 avant de finalement rattraper les échappés à 6 km de l'arrivée, laissant la place aux costauds du sprint.

Dimanche, la deuxième étape offrira un départ inédit depuis les écuries royales d'Oman avant de s'élancer sur un parcours plus accidenté de 156,5 km, en direction de Al Bustan. Un parcours qui devrait sourire aux puncheurs.

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