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Mondiaux piste: Thomas in extremis en argent

Mondiaux piste: Thomas in extremis en argent
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Benjamin Thomas, médaille d'argent de l'omnium, a rétabli in extremis la situation pour l'équipe de France sur piste qui a connu un jour difficile, samedi, aux Mondiaux de cyclisme de Pruskow (Pologne).

"Je perds sûrement un titre de champion du monde sur un incident mécanique", a déploré l'épatant Tarnais (23 ans) en avouant être "partagé" entre le sentiment de "ramener une médaille" et le regret.

L'incident ? "Je me fais rentrer dedans à trois tours de l'arrivée par le Hollandais, il casse ma roue, qui est voilée, et surtout je déchaussse", a expliqué le Français. "Quand on démarre l'omnium comme ça..."

Champion du monde de l'omnium en 2017, le Tarnais (23 ans) a été relégué à la... 23e place du scratch, la première des quatre épreuves. Troisième de la tempo race, il a gagné ensuite l'élimination et a fini en trombe la course aux points, qu'il avait abordé en occupant la septième place du classement provisoire.

Le coéquipier d'Arnaud Démare et Thibaut Pinot à la Groupama-FDJ a pris un tour, en compagnie du futur vainqueur, le Néo-Zélandais Campbell Stewart (20 ans), puis a gagné le dernier sprint comptant double pour les points attribués. Le résultat ? une médaille inespérée, la cinquième pour la délégation française à la veille de la dernière journée.

- Vigier "endormi" en vitesse -

Sébastien Vigier, en revanche, a subi une cruelle désillusion dans le tournoi de vitesse. Contre toute attente, le champion de France a été sorti dès les huitièmes de finale d'un tournoi mondial qu'il avait terminé l'an passé à la troisième place.

Son match contre le Néo-Zélandais Ethan Mitchell, un coureur d'expérience (28 ans) médaillé de bronze dans l'épreuve aux Mondiaux 2017, a tourné en sa défaveur alors que le jeune Français (21 ans) s'était montré plus rapide de 23 centièmes de seconde en qualifications.

"Je me suis fait prendre la tête à un tour et demi et j’ai ensuite fait une erreur tactique en étant trop loin de lui", a déclaré Vigier au site fédéral. "J’ai vraiment couru ce match en étant comme l’on dit +endormi+. J’ai eu deux heures de pause entre la fin du 200 mètres lancé et mon premier match, et ce n'est pas quelque chose que j'affectionne".

"Je n’ai pas pris de haut mon adversaire, cela fait bien longtemps que je ne fais plus cela", a-t-il ajouté. "C’est juste que j’ai eu du mal à me remettre dans mes matches".

Dans sa trajectoire ascendante aux Mondiaux (9e en 2017, 3e en 2018), Vigier a subi un coup d'arrêt qui ne remet pas en cause ses qualités. Par le passé, Grégory Baugé avait lui aussi subi ce genre de déconvenue, avant de dominer le sprint.

Il reste que le bilan français dans l'épreuve-reine (Quentin Caleyron éliminé en 16e) est très loin des ambitions du départ.

Hormis Vigier, les plus rapides des qualifications ont tous décroché leurs tickets pour les demi-finales programmées dimanche. Les Néerlandais Jeffrey Hoogland (meilleur temps) et Harrie Lavreysen, le Polonais Mateusz Rudyk et l'Australien Matthew Glaetzer se disputeront le titre.

Pour les Français, les chances de décrocher une sixième médaille reposeront surtout sur la paire formée par Benjamin Thomas et Bryan Coquard dans l'américaine, voire sur Mathilde Gros en keirin.

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