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Brexit : semaine cruciale pour l'avenir du Royaume-Uni

Des opposants au Brexit ont de nouveau manifesté dimanche avec leur chiens
Des opposants au Brexit ont de nouveau manifesté dimanche avec leur chiens -
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REUTERS/Henry Nicholls
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C'est une semaine décisive qui commence pour le Royaume-Uni.

A dix-neuf jours de la date officielle du Brexit, à partir de mardi les députés britanniques sont de nouveau appelés à se prononcer. Trois scénarios sont sur la table : soit les parlementaires valident finalement le divorce négocié avec l'Union européenne, soit ils décident de quitter l'Union européenne sans accord. Face au risque de chaos, une majorité pourrait aussi se dessiner pour demander un report de la date de sortie toujours fixée au 29 mars.

Ultime tentative pour convaincre les députés conservateurs à voter en faveur de l'accord de retrait négocié avec l'UE ? Dimanche, le ministre des Affaires étrangères a déclaré que l'hypothèse d'un "no deal", une sortie sans accord, ne devait pas être exclue pour continuer à faire pression sur l'UE.

Jeremy Hunt, ministre ministre britannique des Affaires étrangères :
"Je serai très clair : depuis le départ je dis que nous ne devrions pas retirer l'option d'une sortie sans accord. C'est très important : si nous voulons obtenir l'accord que nous voulons, nous devons conserver l'option d'un no deal sur la table."

A Paris, le gouvernement n'exclut pas non plus un scénario catastrophe. Avec regret et fermeté.

Nathalie Loiseau, ministre française des Affaires européennes: _"Ce qu'on voit aujourd'hui, ce qu'on voit encore, ce qu'on voit depuis des semaines, c'est que les Britanniques ont dit vouloir sortir de l'Union européenne sans dire clairement où est-ce qu'ils voulaient aller. Nous les attendons. Il leur revient de choisir entre une séparation en douceur qui est possible sur laquelle nous avons travaillé depuis deux ans ou une séparation brutale qui n'est pas souhaitable mais qui risque d'arriver si rien ne se passe."
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Les derniers calculs indiquent à ce stade que l'accord négocié par Theresa May avec Bruxelles (déjà rejeté par le Parlement il y a quelques semaines) n'a toujours que très peu de chance d'être validé.

Après d'innombrables discussions avec les Européens, la Première ministre britannique a certes obtenu quelques avancées techniques mais le principal point d'achoppement demeure.
L'accord de divorce prévoit toujours un "filet de sécurité", un dispositif visant à éviter le retour d'une frontière physique entre les deux Irlande afin de préserver les accords de paix signés en 1998.

Or ce "backstop" présente un inconvénient de taille pour les partisans du Brexit : tant que les Britanniques et les Européens ne se seront pas mis d'accord sur leur relations futures, le Royaume-Uni ne pourra pas véritablement sortir du marché unique européen.

D'ici au vote de mardi, Theresa May espère encore un sursaut. Des négociations se poursuivent à Bruxelles et elle pourrait de nouveau s'y rendre lundi pour d'ultimes tractations.

Avec Agences