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Entre guerre et paix, l'enfer syrien

Entre guerre et paix, l'enfer syrien
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REUTERS/Issam Abdallah
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A Baghouz, à l'extrême est de la Syrie, des opérations militaires se poursuivent pour réduire à néant le dernier bastion de Daesh à la frontière avec l'Irak.

D'ultimes combats alors que la Syrie entre dans sa huitième année de guerre qui déjà fait plus de 360 000 morts.

L'occasion pour Federica Mogherini de faire le point sur ce conflit en marge de la 3ème conférence des donateurs pour la Syrie.

_"Nous risquons d'entrer dans une zone sans guerre ni paix, qui ne constitue pas une base durable pour que les Syriens se sentent chez eux dans leur pays et pour que le pays avance", a déclaré mercredi la cheffe de la diplomatie européenne. "Construire la paix, arrêter la guerre, exige que le processus politique mené par l'ONU aille de l'avant."
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Dans le nord du pays des affrontements sont toujours en cours et la situation n'est pas stabilisée.

A Baghouz il faut à présent organiser l'aide humanitaire pour des milliers de familles de djihadistes en fuite.

Khaled Erksoussi, secrétaire général du croissant rouge syrien : "La situation actuelle en Syrie est, je dirais, très difficile à résoudre mais elle doit être résolue. Les gens doivent quitter cette zone. Il faut régler la situation des gens dans le camp d'Al-Hol où 72 000 personnes ont été recensées selon les derniers chiffres. Il y a la question des combattants étrangers et il y a la question de la protection qui doit être accordée pour que nous puissions mettre en place une solution humanitaire pour ces personnes."

Depuis le début du conflit syrien au moins 13 millions de personnes ont été déplacées ou ont trouvé refuge dans des camps humanitaires. Des camps immenses installés essentiellement dans les pays riverains de la Syrie.

"Un financement urgent est nécessaire et des lacunes subsistent au niveau de la livraison d'abris et d'eau (...) et des services de santé", a déploré mardi Hervé Verhoosel, le porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM).

Les donateurs pour la Syrie espèrent cette année mobiliser près de 8 milliards d'euros pour aider l'ensemble des réfugiés syriens. Mais les fonds ne devront pas servir à soutenir le régime de Bachar El Assad ont prévenu les Européens.

Depuis le lancement de la première conférence des donateurs en 2011, les dons sont nettement mois généreux. "On constate une certaine lassitude de la part des donateurs", a reconnu un responsable européen.

En 2018, les engagements avaient été très en deçà des attentes avec 4,4 milliards de dollars, soit la moitié des 9,1 milliards de dollars demandés par l’ONU.

Les dons récoltés en 2019 permettront de venir en aide au quelque 5,6 millions de Syriens réfugiés hors de leur pays, en Turquie, au Liban, en Jordanie, en Irak et en Égypte. Un montant additionnel de 3,3 milliards de dollars est destiné aux populations à l’intérieur de la Syrie confrontées à une situation humanitaire qualifiée "d'insoutenable" par Médecins du monde.

Avec Agences