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Elections européennes : Jorge, docker portugais, veut une "véritable union"

Elections européennes :  Jorge, docker portugais, veut une "véritable union"
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Setubal est la première étape de notre série "Sur les routes européennes" en vue des élections du mois de mai. Ici, au Portugal dans cette ville portuaire, nous avons rencontré un docker qui a participé à une grève à la faim l'année dernière pour obtenir un meilleur salaire et une bonne convention collective. Il nous a parlé d'Europe et de ce qu'il pense de l'Union européenne.

Jorge Brito est docker au port de Setubal, près de Lisbone. Avec ses collègues il peut charger 1200 voitures dans des conteneurs en moins de douze heures.

"C'est un travail dur, un travail très physique malgré ce que beaucoup de gens pensent", explique Jorge.

En moyenne, il travaille sur 35 rotations par mois pour 1400 euros net. Pour lui, les choses se sont plutôt améliorées ces derniers mois, surtout depuis qu'il a décroché un vrai contrat après 7 ans de vacations.

Ses patrons "avaient tout le pouvoir entre leurs mains. Ce sont eux qui distribuaient le travail et nous n'avions même pas de contrat. Notre convention collective expirait à la fin de chaque rotation", se souvient Jorge.

"Si je me réveillais malade, je devrais leur demander un jour de congé. Je ne veux pas qu'on m'accuse de ne pas vouloir travailler. Je veux juste travailler dans les bonnes conditions."

Jorge croit que les ouvriers sont désormais des laissés pour compte sur le marché du travail. Pour lui le sort des travailleurs manuels n'intéressent plus personne ni les pouvoirs locaux ni nationaux.

Lorsqu'on lui a demandé si l'Union européenne pourrait l'aider, il a nous répondu qu'il fallait se concentrer sur la création d'une Union plus égalitaire.

"On a tous la même monnaie, précise Jorge_, mais en France, le salaire minimum est plus élevé que le salaire moyen au Portugal et là-bas personne ne veut être payer comme ici. Il y a une grande différence. C'est pour cela que je voudrais que l'Europe repense à tout ça pour qu'on trouve un équilibre. Et puisqu'on parle de salaire, on devrait aussi parler des salaires dans les transports, dans la santé...et avoir un modèle européen. On a besoin d'un fond monétaire européen.
Si c'est une Union, ce devrait être une Union pour tout sinon ce n'est pas une Union."_

Mais si Jorge souhaite plus d'Europe, il veut surtout une Europe différente de ce qu'elle est devenue aujourd'hui.

"Je crois en l'Europe", nous a confié Jorge. "Face la mondialisation, jamais le Portugal n'aurait pu aller mieux tout seul. Mais certaines choses doivent changer."

La prochaine étape de notre périple aura lieu dans le sud du pays.

Un reportage de Filipa Soares pour Euronews