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Démission annoncée de la Première ministre britannique Theresa May : et après ?

Démission annoncée de la Première ministre britannique Theresa May : et après ?
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REUTERS/Alkis Konstantinidis
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"Soutenez mon accord ou je m'en vais". En substance, c'est le message de la Première ministre britannique aux parlementaires et surtout, à son propre camp conservateur, dont une partie reste hostile à son accord de Brexit.

Son "deal" a beau avoir été rejeté à deux reprises par les parlementaires, Theresa May croit toujours en la possibilité d'un troisième vote décisif. Mais qu'aura-t-il de différent ? Pour l'heure le nombre de soutiens à la Chambre reste insuffisant.

Un dernier coup et puis s'en va ?

La Première ministre tente donc un dernier coup politique en mettant sa démission dans la balance. Dans un communiqué, elle dit "savoir le désir qu'il y a pour une nouvelle approche et un nouveau leadership dans la seconde phase des négociations qui va débuter avec Bruxelles", si le Brexit est de nouveau reporté à une date ultérieure.

Mais l'issue de ces négociations reste très incertaine. Pas sûr que Bruxelles soit prêt à revoir sa copie une nouvelle fois, Jean-Claude Juncker ayant parlé d'une "deuxième chance" unique pour le Royaume-Uni, lorsque des modifications avaient été apportées, après le premier rejet du "deal" par les parlementaires britanniques.

Ces modifications portaient notamment sur le "backstop", cette solution "temporaire" choisie pour éviter le retour d'une frontière dure entre l'Irlande du Nord (qui fait partie du Royaume-Uni) et la République d'Irlande (qui reste membre de l'UE).

Il reste à convaincre la dizaine de parlementaires du parti nord-irlandais, pour qui cet accord désagrège toujours en quelque sorte l'Irlande du nord, qui serait aligné sur les règles de l'UE, du reste du Royaume-Uni.

Jamais deux sans trois ?

Theresa May parviendra-t-elle à soumettre son accord à Westminster pour un troisième vote ?

En début de semaine, la Chambre a repris le contrôle du processus législatif; en soumettant au vote 8 alternatives, parmi lesquelles : une union douanière avec l'UE, un second référendum ou encore une sortie de l'UE sans accord.

Mais aucune n'a réuni le nombre de soutiens nécessaires. Pour résumé, aucune solution n'est assez bonne.

L'une de ces options a néanmoins failli être approuvée. 264 députés, dont une majorité de travaillistes mais aussi quelques conservateurs, ont approuvé l'idée d'une union douanière avec l'Union européenne, qui serait créée après le Brexit.

Mais le non l'a emporté. Un échec pour les parlementaires qui fait donc dire au gouvernement de Theresa May que le seul "bon" accord reste le sien.

Que va-t-il se passer maintenant ?

Si Theresa May réussit à faire voter son accord, le Royaume-Uni sortirait de l'Union le 22 mai.

Si elle échoue, le 12 avril, le divorce serait brutal, sans accord. A moins que Londres ne réclame un report long du Brexit...

Avec à la clé, très probablement, de nouvelles élections, un nouveau leader... et de nouvelles négociations... Le chemin serait donc encore long.