Coup bas au Venezuela : Guaido est démis de son poste de chef du Parlement

Coup bas au Venezuela : Guaido est démis de son poste de chef du Parlement
Par Joël Chatreau
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Le pouvoir de Maduro a pris tout le monde de court au Venezuela et ailleurs dans le monde. Il a soudain annoncé ce jeudi que l'opposant Juan Guaido était démis de ses fonctions de chef du Parlement, prétextant une corruption présumée dans ses déclarations de patrimoine.

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C'est une arme "fatale" que le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a dégainé soudainement afin d'essayer d'écarter définitivement des hautes sphères du pouvoir son ennemi intime, Juan Guaido. Accusé de corruption, le chef de l'opposition a carrément été révoqué de ses fonctions de président du Parlement. L'annonce en a été faite ce jeudi en fin de journée à la télévision d'Etat par le contrôleur général de la République, Elvis Amoroso (sur la vidéo ci-dessous),qui est normalement chargé de veiller à la transparence de l'administration vénézuélienne. Selon ce dernier, Guaido ne pourra plus exercer de fonction élective pendant au moins 15 ans.

Les autorités affirment que le chef de la Chambre des députés n'a pas justifié plusieurs dépenses qu'il a réalisées au Venezuela et à l'étranger avec des fonds provenant d'autres pays; il ne les aurait pas signalées dans ses déclarations de patrimoine. "Il a réalisé plus de 91 voyages hors du territoire pour un coût supérieur à 310 millions de bolivars - cela équivaut à environ 94 000 dollars -, a expliqué le fonctionnaire, sans justifier l'origine de ces fonds".

Guaido balaie la sanction d'un revers de main

Juan Guaido s'est empressé de réagir, comme le rapportent les médias sud-américains. "Il n'est pas contrôleur. Il ne l'est pas", a déclaré le principal opposant au pouvoir en place. "Il n'existe pas de sanction d'inéligibilité, a-t-il complété, (...) Le Parlement légitime est le seul ayant le pouvoir de désigner un contrôleur".

Ce n'est pas la première fois que le régime de Maduro utilise ce stratagème. En 2013 déjà, un opposant acharné et candidat à l'élection présidentielle, Henrique Capriles, avait été épinglé de la même manière puis déclaré inéligible. La sanction l'avait poursuivi puisqu'il n'avait pas pu se présenter non plus au scrutin présidentiel de 2018.

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