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Coupe d'Europe: Toulouse survit au Racing et complète le dernier carré

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Ce Stade Toulousain est incroyable: vite réduit à 14, il a survécu de justesse (22-21) au Racing 92, au terme d'un match splendide dimanche à l'Arena, pour rejoindre le dernier carré de la Coupe d'Europe.

Ce n'est pas forcément une bonne nouvelle pour la France, car son seul club survivant devra se rendre fin avril à Dublin affronter le Leinster, tenant du titre, pour tenter d'obtenir une place en finale. Alors que le Racing 92, mieux classé à l'issue de la phase de poules, aurait reçu les Irlandais à La Défense.

Le Leinster, dernier adversaire en date à avoir battu le flamboyant leader du Top 14. C'était en janvier à Dublin et l'équipe de Romain Ntamack n'avait pas existé (29-13).

Mais Toulouse est irrésistible depuis et le Racing, deux fois finaliste ces trois dernières saisons (2016, 2018), en a fait les frais. Le club le plus titré de France est en train de retrouver sa splendeur, avec une première participation aux demi-finales depuis 2011 ... à Dublin, déjà, face au Leinster.

Dont le staff était présent à Nanterre pour admirer les exploits toulousains. Comme beaucoup, ils ont peut-être cru que le Racing, en supériorité numérique depuis la 23e minute et l'exclusion de l'ouvreur Zack Holmes pour un plaquage à la gorge de Juan Imhoff, allait passer en fin de match, à force de ralentir le jeu et d'imposer son rythme.

- Deux balles de match -

Mais le club des Hauts-de-Seine a laissé passer deux balles de match. Sur la première, Camille Chat ramène les Ciel et Blanc à un point mais Maxime Machenaud rate la transformation (74e, 21-22).

Ce sera le score final, malgré l'essai inscrit par Leone Nakarawa après une touche perdue par Toulouse dans ses 5 m (78e). Essai finalement refusé: le sauteur fidjien avait touché le bras de son vis-à-vis Richie Arnold en l'air.

Dénouement incroyable pour un match qui a tenu toutes ses promesses. Même si les Toulousains, qui n'ont plus eu le ballon après la pause, se sont mis à commettre des fautes, ce qui a permis à Machenaud de scorer sur deux pénalités (13-19 49e, 16-19 55e).

Jusqu'à ce que Sofiane Guitoune, auteur d'une partition fantastique, annihile une occasion chaude pour le Racing par une interception (67e). A la clé, un carton jaune infligé à Juan Imhoff, fautif dans le ruck, et la pénalité de la gagne pour Thomas Ramos (68e).

"Quand ils ont commencé à enchaîner, c'était dur. Après, on n'a jamais douté, on y a toujours cru", a commenté l'ailier Lucas Tauzin, à la hauteur pour son premier match de Coupe d'Europe.

- Bijou toulousain -

Le premier tournant du match intervient à la 35e lorsque les avants du Racing, dominants, ont franchi la ligne mais n'obtiennent pas l'essai faute de preuve. Sur la mêlée suivante, les

trois-quarts toulousains s'emparent du ballon et remontent tout le terrain, forçant Virimi Vakatawa à concéder une mêlée à 5 mètres.

Deux minutes plus tard, Antoine Dupont, replacé à l'ouverture après le carton de Holmes, inscrit son second essai du match en échappant à Finn Russell et Leone Nakarawa (10-19, 36e).

L'équipe de Romain Ntamack a pris l'avantage dès la 7e minute sur un premier essai de Dupont, servi sur une remise intérieure de Maxime Médard (0-7), et l'a repris à la demi-heure de jeu sur un petit bijou conclu par le même Médard (10-12): double sautée de Ntamack pour Tauzin, chistera du jeune ailier pour Guitoune qui slalome dans la défense et trouve Médard.

Le Racing est resté dans le match grâce à son ouvreur Russell, venu opportunément intercepter une passe de Holmes pour Ntamack et qui a servi au pied Teddy Thomas pour la conclusion (10-7, 19e). Mais le scénario de la finale du Top 14 2016, qu'il avait remporté en infériorité numérique face à Toulon, s'est joué cette fois en sa défaveur.

"On a eu chacun une mi-temps et sur l'ensemble du match, ils méritent de gagner, a réagi l'entraîneur des avants du Racing, Laurent Travers. C'est une grosse déception, il ne faut pas se cacher."

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