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L'Arctique attire les convoitises russes

L'Arctique attire les convoitises russes
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Eau chaude, salle de sport, sauna et... soldats armés en motoneige : dans l'archipel arctique de Nouvelle-Sibérie, l'armée russe se targue d'avoir construit une base militaire des plus modernes, symbolisant les ambitions du Kremlin pour cette région riche en hydrocarbures.

Le "Trèfle du Nord", accueillant 250 soldats sur l'île de Kotelny, au delà du cercle polaire, doit servir de modèle pour de futures installations militaires dans l'Arctique, région stratégique pour Moscou qui ne cesse d'y renforcer sa présence, avec en ligne de mire notamment les nouvelles perspectives offertes par le réchauffement climatique.

Ancienne base militaire soviétique abandonnée après la chute de l'URSS en 1993, l'île de Kotelny a été réinvestie à partir de 2014 par l'armée russe, qui y a construit de vastes installations reliées par des passages fermés, permettant aux soldats de ne pas avoir à affronter les températures extrêmes pouvant descendre jusqu'à -50°C ou de tomber nez à nez avec les ours polaires.

A leur arrivée, les militaires ont été confrontés à la présence d'ours curieux de ce nouveau voisinage, se rappelle Evgueni Kaziev, en charge des systèmes de missiles de défense côtière "Bastion" censés défendre l'île des navires : "Une fois bien installés, ils se sont éloignés de la base et ne nous dérangent plus."

Moscou mise sur le réchauffement climatique

En 2017, l'armée russe a assuré avoir découvert onze nouvelles îles et six détroits dans l'Arctique, une annonce qui a renforcé les prétentions de la Russie dans cette région disputée et riche en ressources naturelles encore peu exploitées.

Le développement économique de cette région, où s'opposent les intérêts de cinq pays dont la Russie et les Etats-Unis, sera en discussion mardi et mercredi lors d'un forum à Saint-Pétersbourg, en présence de Vladimir Poutine et de responsables étrangers.

La Russie espère y devenir la première puissance économique et militaire tout en profitant du réchauffement climatique et de la fonte des glaces, qui devrait ouvrir de nouvelles routes commerciales dans le Grand Nord.

Moscou parie ainsi sur le passage du Nord-Est, qui relie l'océan Atlantique à l'océan Pacifique par l'Arctique et doit simplifier pour la Russie la livraison d'hydrocarbures en Asie du Sud-Est. En septembre 2018, un massif porte-conteneurs brise-glace danois était arrivé à Saint-Pétersbourg après avoir franchi l'Arctique par cette route maritime.

Les organisations écologistes s'inquiètent pour leur part des répercussions sur un écosystème extrêmement fragile.