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Circuit mondial de rugby à VII: les Bleus éclaircissent leur horizon

Circuit mondial de rugby à VII: les Bleus éclaircissent leur horizon
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Enfin le déclic? Après quasiment deux ans et demi moroses, l'équipe de France de rugby à VII semble avoir passé un cap, finaliste dimanche pour la deuxième fois de suite d'une manche du circuit mondial, qui plus est l'étape-reine, celle d'Hong Kong.

"Dans +La Mecque du rugby à 7+, c'est fantastique. Je suis très content pour les joueurs, qui se donnent à fond depuis un an et demi. C'est bien de le valider par des résultats, ça permet de se construire pas uniquement dans la douleur, mais aussi par des choses positives" a réagi l'entraîneur Jérôme Daret, interrogé par l'AFP.

Battus, un mois après avoir cédé face à l'Afrique du Sud à Vancouver, par les Fidji (21-7), immenses favoris et vainqueurs pour la cinquième fois de suite dans l'ancienne colonie britannique (un record), les Bleus peuvent voir l'avenir en rose.

Lequel commencera par le tournoi de qualification olympique européen à la mi-juillet à Colomiers: trop loin des quatre premières places mondiales (9e) qui offrent des billets directs pour les JO de Tokyo en 2020, ils devront l'emporter dans la banlieue de Toulouse pour être certains de voir le Japon. En cas d'échec, ils auraient une dernière chance lors du tournoi de repêchage, en 2020, à une date et dans un lieu encore indéterminés.

Même s'ils devraient être confrontés aux redoutables Anglais à Colomiers, ils peuvent sérieusement croire en leurs chances.

Certes, ils ne sont pas parvenus à décrocher un deuxième titre sur le circuit mondial après celui de 2005 à Paris, mais ils n'avaient jamais atteint la finale deux fois consécutivement sur le circuit mondial. Et surtout, ils partaient de si loin! Ils n'avaient ainsi -avant Vancouver- atteint les quarts de finale qu'à une seule reprise cette saison, comme en 2017-2018.

Ils avaient même touché même le fond avant l'étape canadienne avec une dernière place à Las Vegas. Même si Daret a fait remarquer qu'ils avaient manqué la qualification pour les quarts "à deux points". "Depuis le début de la saison, le système de jeu est en place, les indicateurs de performance sont là. Il nous fallait juste parvenir à mieux concrétiser nos temps forts, bosser sur notre indiscipline, les coups d'envoi et le jeu au contact", a-t-il ajouté.

- La sensation Villière -

En quarts de finale justement à Hong Kong, atteints après un sans-faute en poules (trois victoires), ils ont réussi l'exploit d'écarter la Nouvelle-Zélande (14-12), championne du monde en titre, avant de se défaire des Samoa (19-12).

Le travail effectué depuis l'arrivée en 2017 d'un manager des équipes de France à VII (Christophe Reigt) et de Daret semble enfin porter ses fruits: les messieurs se rapprochent du niveau de leurs homologues féminines, cinquièmes mondiales et vice-championnes du monde l'an passé.

Une nouvelle génération émerge, à l'image du joueur de Rouen (Fédérale 1) Gabin Villière, désigné joueur du tournoi, ou de Tavite Veredamu (sous contrat fédéral), également dans l'équipe-type à Hong Kong.

"Le groupe de transforme en équipe, avec un socle de joueurs identifiés Fédération qui s'investissent totalement et accompagnent les joueurs de clubs. Tout le monde travaille en équipe, il y a une volonté commune de faire progresser ce sport dans le paysage rugbystique français et la hiérachie mondiale", a souligné Daret.

Cependant, le "chantier est encore solide", pour le technicien. "On a peu de marge, toutes les équipes se tiennent, le niveau est de plus en plus serré", a-t-il ajouté. "Tout le système de performance est encore à construire, mais on bâtit étape après étape. Et c'est plus simple avec les résultats."

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