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Idylle russo-turque : les bons rapports de Poutine et Erdogan

Idylle russo-turque : les bons rapports de Poutine et Erdogan
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Maxim Shipenkov/Pool via REUTERS
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C'est l'idylle ou presque entre Moscou et Ankara : entre la construction du gazoduc TurkStream, celle de la première centrale nucléaire turque avec le géant russe Rosatom, la création d'un fonds d'investissement commun, ou les contrats commerciaux dans l'armement, tout semble être au beau fixe entre Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan qui lancent aussi l'année de la culture entre leurs deux pays.

Cerise sur le gâteau, les systèmes antimissiles russes S-400 devraient être livrés aux Turcs en juillet au grand dam des Etats-Unis.

"Sur la question des S-400, nous avons déterminé notre feuille de route, nous avons pris des mesures, ceux qui nous disent d'abandonner nos plans, ceux qui font des recommandations ne nous connaissent pas. Si nous avons passé un contrat, si nous sommes parvenus à un accord, alors cette affaire est terminée.

Vladimir Poutine a même enfoncé le clou, en évoquant "d'autres projets prometteurs dans le domaine de l'équipement militaire".

La semaine dernière, Washington avait mis en garde la Turquie, tenté de lui forcer la main pour qu'elle ne choisisse pas l'option russe, de peur que la technologie dont sont dotées les batteries S-400 ne serve à collecter des données technologiques sur les avions militaires de l'OTAN.

Autre sujet abordé par Poutine et Erdogan, la Syrie. Tous deux ont reconnu le manque de progrès dans la province syrienne d'Idlib, contrôlée par les djihadistes de Tahrir al-Cham, mais ont promis de faire tout ce qui était en leur pouvoir pour, je cite, "éliminer le plus rapidement possible la dernière source terroriste" :

"Le problème d'Idlib est aigu. "Nous n'avons pas encore réussi à appliquer tous les points que nous avions convenu à Sotchi mais je pense que ce problème sera réglé".

En septembre à Sotchi, Russie et Turquie, bien que soutenant des camps opposés, avaient conclu un accord qui a permis de créer une zone démilitarisée dans la province d'Idlib et d'éviter un bain de sang.

_(Moscou soutient le régime de Bachar al-Assad et Ankara des groupes rebelles, mais pas les milices kurdes alliées de la coalition internationale.) _