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Theresa May souhaite un nouveau délai pour convaincre ses députés

REUTERS/Susana Vera
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Theresa May est arrivée à Bruxelles ce mercredi soir pour obtenir des 27 Etats-membres de l'UE un report du Brexit, jusqu'au 30 juin.

Malgré trois rejets des députés britanniques, Theresa May souhaite que son parlement valide l'accord de sortie qu'elle a négocié pendant plusieurs mois avec l'Union. Le report au 30 juin s'inscrit dans cette logique ; il s'agit pour elle d'exploiter ce nouveau délai afin de convaincre son parlement ou, à défaut, lui proposer un nouvel accord qui serait le fruit de tractations engagées avec le leader du parti travailliste, Jeremy Corbyn. Par ailleurs, sans un report, la date de sortie du Royaume-Uni est fixée au 12 avril, soit deux jours après ce sommet décisif.

Sortir de l'UE le plus tôt possible

D'après Theresa May, l'objectif de ce sommet est de _"convenir d'une prolongation qui nous laisse plus de temps pour trouver un accord afin de quitter l'UE de manière douce et ordonnée. J'ai demandé une prolongation jusqu'au 30 juin, mais ce qui est plus important, c'est que cette prolongation nous permet de partir le 22 mai, une fois que nous aurons ratifié l'accord de retrait. Cela nous permettra de bâtir un avenir meilleu_r".

Alors que cette prolongation jusqu'au 30 juin semble faire consensus, le président français Emmanuel Macron se montre plutôt ferme et exclut un report long : "c'est avec beaucoup d'impatience que je vais écouter Theresa May. Mais pour moi, rien n'est acquis, et en particulier quand j'entends les rumeurs. Aucune extension longue".

À l'ouverture du sommet des 27, le président français n'était pas sur la même longueur d'onde que la Chancelière allemande Angela Merkel, qui s'est dit ouverte à un report au delà du 30 juin. Les deux dirigeants se sont entretenus avant le sommet pour accorder leurs violons.

Un report plus long ?

Le président du Conseil européen Donald Tusk a annoncé être favorable à un report plus long du Brexit, estimant que le Parlement britannique n'est pas prêt à changer de position : "notre expérience jusqu'à présent, ainsi que les profondes divisions au sein de la Chambre des Communes, nous donnent peu de raisons de croire que le processus de ratification pourra être achevé d'ici à la fin juin".

Pour autant, un report long peut avoir pour conséquence d'obliger le Royaume-Uni à participer aux élections européennes du 26 mai prochain. Theresa May souhaite éviter ce scénario. L'incertitude demeure donc.