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La campagne électorale espagnole est lancée !

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REUTERS/Jon Nazca
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C'est le coup d'envoi en Espagne d'une campagne électorale dont l'issue est plus que jamais incertaine. Les partis politiques espagnols ont à peine deux semaines pour convaincre leurs électeurs d’aller voter pour les législatives du 28 avril. Le PSOE part favori selon tous les sondages.

Mais la question est de savoir si le parti du Premier ministre Pedro Sanchez obtiendra les sièges nécessaires pour gouverner, même avec ses partenaires les plus proches.

"Ce qui est évident, c’est que si les trois partis de droite Vox, PP, et Ciudadanos sont réunis à partir du 28 avril, la confrontation territoriale est garantie. La corruption reviendra au sein des institutions à travers un parti politique qui n’est toujours pas parfaitement propre comme nous l’avons vu ces dernières semaines dans les médias, les coupures budgétaires seront de retour et il y aura une régression de l'Etat bien-être", a expliqué Pedro Sanchez en meeting.

Mauvais indicateur, les socialistes on en effet perdu la majorité au parlement régional d'Andalousie en décembre au profit d'une alliance d'une parti de l'extrême droite Vox, du parti populaire et des centristes de Ciudadanos, ce qui donne confiance à Pablo Casado, chef du parti populaire, qui surfe sur la peur du nationalisme catalan et basque :

"Le seul parti qui puisse battre Pedro Sanchez est le Parti populaire . Et avec les partis de centre-droit qui défendent la constitution, nous avons déjà plus de voix que le bloc des séparatistes, des communistes et des socialistes. Et si nous avons moins de siège, c'est parce que notre électorat s'est dispersé ".

Au milieu de tout cela, la coalition de partis de gauche Unidos Podemos menée par Pablo Iglesias et Alberto Garzon devrait jouer la carte des propositions à caractère social. Son objectif principal est de former une coalition gouvernementale à la portugaise, c'est-à-dire avec les socialistes.

Tout à droite, le leader de Vox, Santiago Abascal, un Basque de 42 ans, espère bien à présent faire son entrée au parlement national espagnol : il aime rappeler que "son parti n'est pas d'extrême droite mais d'extrême nécessité".

C'est la troisième fois en moins de quatre ans que les Espagnols retourneront aux urnes. Le chef du gouvernement Pedro Sanchez (socialiste) a décidé de ces législatives anticipées parce qu'il n’avait pas de majorité au Parlement et a vu son budget rejeté par les indépendantistes catalans alors que le dialogue entre le gouvernement et les indépendantistes venait d’être rompu.