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Donald Trump se rendra en visite d'État au Royaume-Uni du 3 au 5 juin

Donald Trump se rendra en visite d'État au Royaume-Uni du 3 au 5 juin
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Le président américain Donald Trump se rendra du 3 au 5 juin au Royaume-Uni, pour une visite d'Etat qui hérisse déjà des militants anti-Trump appelant à manifester à Londres pour l'occasion.

Lors de cette première visite d'Etat au Royaume-Uni, annoncée par le palais de Buckingham et confirmée par la Maison Blanche, M. Trump sera l'invité de la reine Elizabeth II et rencontrera également la Première ministre Theresa May. Il assistera aussi à une cérémonie à Portsmouth, dans le sud de l'Angleterre, pour le 75e anniversaire du débarquement allié du 6 juin 1944, avant de se rendre en Normandie, en France, pour une autre cérémonie commémorative.

Pour Theresa May, "cette visite d'Etat est l'opportunité de renforcer notre relation déjà étroite dans des domaines comme le commerce, l'investissement, la sécurité et la défense".

La Première ministre compte "discuter des liens à bâtir dans les années à venir" avec son allié américain, alors que son pays peine à quitter l'Union européenne, comme en ont décidé les Britanniques lors du référendum de 2016.

Initialement prévu le 29 mars, le Brexit a dû être repoussé, d'abord au 12 avril, puis au 31 octobre.

De son côté, la Maison Blanche a déclaré que cette visite d'Etat "réaffirmera(it) la relation durable et privilégiée qui unit les États-Unis et le Royaume-Uni".

Mme May avait déjà invité le dirigeant américain fraîchement investi en janvier 2017, mais la visite d'Etat initialement annoncée s'était transformée en simple "visite de travail" en juillet 2018, face aux appels à manifester en raison des prises de position de Donald Trump, notamment sur l'immigration. Même si Downing Street avait alors souligné qu'une visite d'Etat restait d'actualité.

Cet été-là, Donald Trump avait pris le thé avec la monarque britannique dans le château de Windsor, à une quarantaine de kilomètres à l'ouest de Londres, et s'était entretenu avec Mme May dans sa résidence de campagne de Checkers.

Bien qu'impliquant moins d'honneurs qu'une visite d'Etat, ces rencontres avaient tout de même poussé dans la rue des dizaines de milliers de personnes qui avaient défilé contre un président américain "misogyne, homophobe, xénophobe", selon eux.

A la différence d'une visite de travail, une visite d'Etat implique généralement une procession en carrosse dans Londres et des banquets. "Plus de détails sur le programme (de la visite) seront annoncés en temps voulu", a précisé le palais de Buckingham dans un communiqué.

Des militants ont déjà promis "d'inonder la capitale avec des centaines de milliers de manifestants" pour contester la venue de Donald Trump en juin.

Sabby Dhalu, du groupe "Stand Up to Trump", a ainsi appelé "tous ceux qui attachent de l'importance à la paix et l'espoir dans un monde meilleur" à descendre dans la rue pour "une opposition généralisée" à cette visite d'Etat.

Le président Trump "est un symbole de la nouvelle extrême droite, des politiques islamophobes et antisémites", a justifié Shaista Aziz, du groupe "Stop Trump coalition".