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Petite réussite au sommet des Balkans : Belgrade et Pristina renouent le dialogue

Petite réussite au sommet des Balkans : Belgrade et Pristina renouent le dialogue
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Michael Sohn / Reuters
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Pour Pristina et Belgrade, mais aussi pour Berlin et Paris, ce sommet des Balkans était une chance de remettre leur relation sur les rails...

Car qu'il s'agisse du Brexit, des relations commerciales avec les Etats-Unis, ou de leur approche en matière de lutte contre le changement climatique, le moteur franco-allemand de l'Europe semble bien grippé.

Mais Angela Merkel et Emmanuel Macron avaient un objectif commun avec ce sommet des Balkans à Berlin : réunir les dirigeants serbe et Kosovar pour relancer le dialogue et apaiser le récent regain de tension. Résultats : Merkel et Macron ont ostensiblement affiché une bonne entente, et la Serbie et le Kosovo ont accepté de reprendre leurs pourparlers. Une nouvelle rencontre est prévue début juillet à Paris.

L'approche en douceur du président français et de la chancelière allemande a donc payé :

"Nous n'avons pas l'intention de prescrire une solution à Belgrade et Pristina, mais bien la volonté d’oeuvrer à regarder toutes les options possibles, à essayer de dépassionner le débat, et à permettre d'avancer sans tabou et sans qu'il y ait de crispations régionales qui ne naissent de quelques solutions que ce soit. Mais la responsabilité que nous avons tous est de travailler ensemble pour que les deux parties reprennent le dialogue."

Rappelons que les négociations entre les deux anciens belligérants, organisées sous l'égide de l'Union européenne, sont au point mort depuis novembre. Angela Merkel a souligné la perspective européenne du problème :

"Aujourd'hui, il s'agit de mettre en lumière la manière dont les différents pays de la région envisagent leur situation et de voir dans quels domaines il y a besoin d’un certain élan ou d’une impulsion pour progresser."

Il y a 20 ans, la guerre du Kosovo a fait perdre à Belgrade le contrôle du territoire kosovar. Mais la Serbie considère toujours le Kosovo comme l'une de ses provinces, et conteste son indépendance que reconnaissent des dizaines de pays occidentaux, notamment européens.

Récemment, leurs relations se sont encore dégradées lorsque Belgrade s'est opposé à la candidature du Kosovo à Interpol. Et qu'en guise de représailles, Pristina a instauré des droits de douanes de 100 % sur les importations de produits serbes.

La médiation franco-allemande et ce sommet des dirigeants des Balkans arrivaient donc à point nommé, mais rien n'est encore joué...