Journée mondiale de la liberté de la presse

Journée mondiale de la liberté de la presse
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Chaque année, le 3 mai célèbre les principes fondamentaux de la liberté de la presse, pour évaluer la liberté de la presse dans le monde, défendre les médias des atteintes à leur indépendance et pour rendre hommage aux journalistes qui ont perdu la vie dans l'exercice de leur profession.

Cette année, les journalistes Kyaw Soe Oo et Wa Lone se partageront le Prix UNESCO/Guillermo Cano pour la liberté de la presse 2019.

Les deux lauréats purgent actuellement une peine de sept ans de prison. Au moment de leur arrestation à Yangon le 12 décembre 2017, ils travaillaient pour l'agence de presse Reuters, sur la couverture d'une crise à Rakhine, où environ 700 000 musulmans Rohingyas ont fui une répression militaire féroce contre les militants.

9 % de la population mondiale vit dans un pays où la liberté de la presse est satisfaisante

Selon le classement mondial de la liberté de la presse, établi par l'ONG Reporters sans frontières, le Danemark, la Norvège, la Finlande, la Nouvelle Zélande, la Suisse, ou encore la Belgique font partie des pays les plus respectueux de la liberté de la presse.

A l’inverse, la Chine, la Syrie, l’Iran, l’Arabie saoudite, l'Egypte, la Lybie, le Vietnam, le Soudan, ou encore le Turkménistan occupent les dernières places du classement.

La France elle, se classe à la 32ème place, sur les 180 pays présents dans ce classement.

Aujourd'hui, toujours selon RSF, seulement 9% de la population mondiale vit dans un pays où la liberté de la presse est satisfaisante.

Dans une vidéo datant de 2018, L'UNESCO rend hommage aux hommes et aux femmes qui, malgré les menaces et les dangers, ont consacré leur vie à la défense de la liberté de la presse.

On peut dès les premières minutes la journaliste russe d’investigation Anna Politkovskaia. Elle a été assassinée le 7 octobre 2006, dans le hall de son immeuble. Avant son assassinat, la journaliste, était célèbre pour avoir couvert le conflit tchétchène ainsi que pour ses investigations sur le pouvoir en place et son opposition au président Vladimir Poutine. Elle avait déjà fait l'objet d'un enlèvement de 48h, ainsi que de plusieurs arrestations et d'un empoisonnement.