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Un million d'espèces menacées

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Par Euronews
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Le rapport sur la biodiversité du groupe d'experts des Nations Unies estime qu'un million d'espèces sont menacées d'extinction et appelle à un changement profond des modèles de consommation.

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Le rapport sur la biodiversité du groupe d'experts de l'ONU dresse un tableau très sombre du futur de l'humanité dans le cas où rien n'était fait pour freiner la disparition des espèces animales et végétales.

450 experts ont travaillé pendant trois ans sur ce rapport et arrivent à la conclusion qu'un million d'espèces sont menacées d'extinction dont beaucoup "dans les prochaines décennies".

Selon leur rapport, 75 % de l'environnement terrestre a été "gravement altéré" par l'activité humaine et en particulier par l'augmentation exponentielle des cultures depuis 1970 (+300 %).

Les experts soulignent aussi la surpêche et qui menace un tiers des stocks de poisons et la déforestation de la planète dont la vitesse à quasiment doublé en cinquante ans.

Outre la surexploitation, des terres et des ressources maritimes, les experts de l'ONU pointent le changement climatique, les pollutions et les espèces invasives parmi les causes menaçant la biodiversité.

Sir Robert Watson, président de l'IPBES : "Les pertes en biodiversité et le changement climatique touchent l'environnement, le développement, l'économie et la sécurité, ces questions sont liées, ce n'est pas uniquement le domaine des ministres de l'environnement. Les gouvernements doivent être beaucoup plus unis, les ministères du monde entier doivent travailler ensemble."

Le rapport des Nations unies appelle notamment les gouvernements à arrêter "les financements qui détruisent la nature" et à "encourager la transition vers des pratiques agricoles durables"."

Sir Robert Watson, président de l'IPBES : "Si nous voulons laisser à nos enfants et petits-enfants un monde qui n'a pas été détruit par les activités humaines, nous devons agir maintenant. Il est crucial que les gouvernements et le secteur privé du monde entier écoutent la voix des pauvres."

Les experts à l'origine du rapport plaident par ailleurs pour la remise en cause du principe de la croissance économique à "considérer la qualité de vie (...) comme un objectif."

Anne Larigauderie, secrétaire exécutive de l'IPBES : "Nous ne voulons pas que les gens se sentent découragés et pensent, qu'il n'y a rien à faire, que nous avons perdu la bataille. Parce que nous n'avons pas perdu la bataille et que si nous en avons la chance, la nature va reconquérir ses droits et l'emportera, nous voulons vraiment que chacun ait le sentiment qu'il peut contribuer."

Selon les auteurs du rapport, l'Homme ne serait pas lui-même menacé d'extinction, en tout cas pas à court terme.

En revanche, la qualité de vie risque d'être dégradée, et cette dégradation menace tout en premier lieu les plus pauvres de la planète.

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