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DERNIERE MINUTE

Nouvelles sanctions américaines contre les secteurs minier et métallurgique iraniens

Donald Trump a Washington le 7 mai 2019
Donald Trump a Washington le 7 mai 2019 -
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REUTERS/Clodagh Kilcoyne
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Donald Trump a imposé ce mercredi de nouvelles sanctions contre "les secteurs iraniens du fer, de l'acier, de l'aluminium et du cuivre", en plus des secteurs pétroliers et bancaires déjà visés, pour renforcer la pression sur le régime de Téhéran, et a menacé de prendre de nouvelles mesures si l'Iran ne "change pas radicalement d'attitude".

Une décision prise après que l'Iran s'est affranchi de deux engagements pris dans le cadre de l'accord international sur son programme nucléaire, dont Donald Trump a claqué la porte il y un an jour pour jour.

Le président des Etats-Unis a toutefois réaffirmé dans un communiqué son espoir de "rencontrer un jour les dirigeants de l'Iran pour négocier un accord".

Réactions internationales

Une annonce de nouvelles sanctions qui met un terme à une journée de réactions en chaîne, après que l'Iran a fait savoir mercredi qu'il cessait de limiter ses réserves d'eau lourde et d'uranium enrichi.

Dans la journée de mercredi, Britanniques et Américains ont tenté d'afficher leur unité face à l'Iran même si les premiers sont toujours partie prenante de l'accord, quand les seconds en sont sorti.

"J'ai lu la lettre envoyée par Téhéran aux signataires",a déclaré le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo."Je crois qu'elle était intentionnellement ambiguë. Nous attendons de voir quelles seront vraiment les actions de l'Iran. Ils ont fait de nombreuses déclarations et ont déjà fait des menaces afin de faire réagir le monde".

Le secrétaire d'Etat britannique aux affaires étrangères Jeremy Hunt a pour sa part insisté sur les conséquences engendrées par une reprise, par Téhéran, de son programme nucléaire.

"Les sanctions étaient partiellement levées en échange de limitations du programme nucléaire iranien. Le non-respect par l'Iran de ses engagements entraînerait des conséquences", a déclaré le secrétaire d'Etat britannique.

Quelle réponse des Européens ?

Mais quelles conséquences ? Les Européens semblent pour l'heure hésiter sur la réponse à adopter, entre fermeté à l'égard de l'Iran et volonté de ne pas se ranger directement derrière les Etats-Unis non plus, sur le plan des sanctions à l'encontre de l'économie iranienne notamment.

"Notre position reste la même : nous voulons préserver l'accord, pour empêcher l'Iran d'obtenir la bombe atomique", a déclaré Heiko Maas, ministre des affaires étrangères allemand.

Plaidant pour l'accord, la Chine a, quant à elle, appelé toutes les parties "à éviter une escalade".

De son côté, la France a fait part de sa "préoccupation" et a "appelé fermement l'Iran à respecter ses obligations nucléaires".