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Trump a "insisté" auprès de Netanyahu pour que les négociations avec l'Iran se poursuivent

Cette image satellite de Planet Labs PBC montre les décombres de l'usine pilote d'enrichissement de combustible sur le site nucléaire iranien de Natanz, le 3 décembre 2025.
Cette image satellite de Planet Labs PBC montre les décombres de l'usine pilote d'enrichissement de combustible sur le site nucléaire iranien de Natanz, le 3 décembre 2025. Tous droits réservés  AP Photo
Tous droits réservés AP Photo
Par Gavin Blackburn
Publié le
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Le bureau de Benjamin Netanyahu a déclaré qu'il souhaitait que les négociations entre les États-Unis et l'Iran incluent des limites au programme de missiles balistiques de Téhéran et au soutien apporté à des groupes militants tels que le Hamas et le Hezbollah.

Donald Trump a accueilli le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche, ce mercredi 11 février, et a insisté sur sa volonté de poursuivre les négociations avec l'Iran, alors que les États-Unis continuent de faire pression pour parvenir à un accord sur le nucléaire iranien.

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Dans un message publié par la suite sur ses réseaux sociaux, le président a qualifié cette rencontre de "très bonne" et a déclaré que "rien de définitif n'a été conclu, si ce n'est que j'ai insisté pour que les négociations avec l'Iran se poursuivent afin de voir si un accord peut être conclu ou non".

"Si c'est le cas, j'ai fait savoir au Premier ministre que ce serait une préférence. Si ce n'est pas le cas, nous devrons voir quel sera le résultat. La dernière fois, l'Iran a décidé qu'il valait mieux ne pas conclure d'accord" et a été frappé par des frappes aériennes américaines", a-t-il rappelé. "Espérons que cette fois-ci, ils seront plus raisonnables et responsables."

Capture d'écran du compte Truth Social du président américain Donald Trump
Capture d'écran du compte Truth Social du président américain Donald Trump Truth Social/@realDonaldTrump

Fait rare, cette septième rencontre entre Donald Trump et Benjamin Netanyahu s'est déroulée complètement à l'écart de la presse. Elle a été programmée alors que les États-Unis et l'Iran ont fait preuve d'un optimisme prudent après avoir tenu des négociations indirectes à Oman vendredi dernier.

Netanyahu pose ses conditions

De son côté, Benjamin Netanyahu, qui a passé près de trois heures à la Maison Blanche, a mis l'accent sur les "besoins sécuritaires" de l'État hébreu. Il exige que soient abordées, pendant ces pourparlers, les restrictions sur les missiles balistiques de Téhéran, une ligne rouge pour Israël, ainsi que son soutien à des groupes tels que le Hamas et le Hezbollah. Surtout, il a assuré que l'action militaire était le seul moyen de résoudre une fois pour toute la question nucléaire iranienne.

La situation dans la bande de Gaza a également été abordée, quelques jours seulement après l'annonce de mesures visant à étendre le contrôle israélien sur la Cisjordanie. Il a précisé que les deux hommes avaient "convenu de poursuivre leur étroite coordination et leurs relations".

"Je présenterai au président notre point de vue sur les principes de ces négociations. Les principes essentiels qui, à mon avis, sont importants non seulement pour Israël, mais aussi pour tous ceux qui, dans le monde, veulent la paix et la sécurité au Moyen-Orient", avait déclaré le Premier ministre en amont de la réunion.

On ne sait toutefois pas quelle influence aura Benjamin Netanyahu sur l'approche de Donald Trump à l'égard de l'Iran.

Les plaies de la guerre des 12 jours

Donald Trump a d'abord menacé de prendre des mesures militaires à la suite de la répression sanglante des manifestations anti-régime qui ont secoué le pays, puis s'est orienté, ces dernières semaines, vers une campagne visant à pousser Téhéran à conclure un accord sur son programme nucléaire.

L'Iran est encore sous le choc de la guerre des 12 jours, déclenchée par Israël en juin dernier. Les États-Unis ont alors frappé plusieurs sites nucléaires iraniens, ayant fait plus de 1 000 morts. Donald Trump a déclaré à plusieurs reprises que ces frappes avaient "anéanti" les capacités nucléaires de l'Iran, bien que l'ampleur des dégâts reste incertaine.

Des photos satellites ont récemment montré de l'activité à proximité des installations nucléaires, ce qui fait craindre que l'Iran ne tente de récupérer ou d'évaluer les dégâts.

Israël demande depuis longtemps à l'Iran de cesser tout enrichissement d'uranium, de réduire son programme de missiles balistiques et de couper ses liens avec les groupes militants de la région. Une requête toujours rejetée par Téhéran, affirmant qu'il n'accepterait certaines limites à son programme nucléaire qu'en échange d'un allègement des sanctions.

De son côté, Israël est largement soupçonné de posséder des armes atomiques, mais n'a jamais confirmé en avoir en sa possession. L’État hébreu n’a pas, non plus, adhéré au Traité de non-prolifération nucléaire.

Des tensions persistantes

Washington a renforcé ses forces militaires dans la région, en envoyant un porte-avions, des destroyers à missiles guidés, des moyens de défense aérienne et d'autres éléments pour compléter sa présence.

Les pays arabes et islamiques, dont la Turquie et le Qatar, ont exhorté les deux parties à faire preuve de retenue, avertissant que toute frappe ou riposte pourrait avoir des conséquences déstabilisantes pour une région déjà mise à rude épreuve par la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza.

Un drapeau iranien flotte devant le bâtiment du réacteur de la centrale nucléaire de Bushehr, 21 août 2010.
Un drapeau iranien flotte devant le bâtiment du réacteur de la centrale nucléaire de Bushehr, le 21 août 2010. AP Photo

Avant le conflit avec Israël, l'Iran enrichissait de l'uranium jusqu'à une pureté de 60 %, ce qui constitue une courte étape technique avant d'atteindre la qualité militaire.

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), organe de surveillance nucléaire des Nations unies, avait déclaré que l'Iran était le seul pays au monde à enrichir de l'uranium à ce niveau sans être armé d'une bombe. L'Iran a refusé les demandes de l'AIEA d'inspecter les sites bombardés lors des combats de juin.

Même avant cela, l'Iran a limité les inspections de l'AIEA depuis la décision de Trump en 2018 de retirer unilatéralement les États-Unis de l'accord nucléaire de 2015 avec les puissances mondiales.

Sources additionnelles • AP

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