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Le scandale Ibiza brouille les cartes en Autriche

Le scandale Ibiza brouille les cartes en Autriche
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REUTERS/Leonhard Foeger
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C'est le scandale politique qui bouscule la campagne électorale européenne, le scandale que les Autrichiens n'ont pas vu venir, à fortiori les Européens...

L'extrême droite autrichienne, elle, a assisté, sidérée à la disgrâce de son chef depuis quatorze ans, Heinz-Christian Strache. Samedi, il a dû démissionner de tous ses mandats...

Pourquoi ? Parce que la situation était devenue intenable après la publication d'extraits d'une vidéo tournée secrètement dans une villa d'Ibiza en 2017 où l'on y voit Strache se faire piéger et promettre des contrats publics à la pseudo nièce d'un oligarque russe en échange de soutiens financiers à son parti le FPÖ.

Heinz christian-Strache était aussi vice-chancelier du gouvernement autrichien. Ce poste reste vacant pour l'heure, mais il va être remplacé à la tête du parti par cet homme Norbert Hofer, actuel ministre FPÖ des transports et candidat malheureux de la présidentielle de 2016. Dans un message vidéo publié sur les réseaux sociaux, il explique que "le scandale Ibiza" est impardonnable, mais rappelle aux Autrichiens pourquoi l'extrême droite, doit rester au pouvoir :

"C'est un gouvernement qui a déjà tant accompli pour ce pays, un gouvernement qui a clairement indiqué après 2015, lorsque notre pays a souffert d'une migration incontrôlée, que cela ne pouvait plus se reproduire."

En conséquences, le jeune chancelier Sebastian Kurz a donc sabordé sa coalition avec l'extrême droite, mise sur pied il y a 18 mois. Il espère maintenant rester maître du jeu politique. Mais les critiques pleuvent. L'opposition réclamant le départ du gouvernement des cinq autres ministres du FPÖ :

"J'ai proposé aujourd'hui au président de la Fédération que des élections anticipées soient tenues le plus tôt possible."

Et elles auront lieu après l'été.

Ce scandale est un coup dur pour l'extrême droite, qui ambitionne de devenir la troisième force du parlement européen. Il soulève aussi des inquiétudes quant aux liens entre la Russie et les partis populistes en Europe.

En 2016, Strache s'était rendu à Moscou pour signer un pacte de coopération avec le parti Russie unie, fidèle au président Poutine.