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500 miles d'Indianapolis: le Speedway, circuit unique et mythique

500 miles d'Indianapolis: le Speedway, circuit unique et mythique
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Beaucoup le considèrent comme “La Mecque” du sport automobile, un circuit de légende à la fois magnifique et démoniaque: l’Indianapolis Motor Speedway, qui accueille dimanche la 103e édition des 500 miles depuis 1911, est une pièce d’histoire, fascinante et effrayante.

Le tracé de 4 kilomètres, qui peut accueillir plus de 300.000 spectateurs, est simple: on parle d’ovale mais il s’agit plutôt d’un rectangle avec quatre virages relevés à 9 degrés, deux longues lignes droites d’un kilomètre chacune et deux courtes lignes droites de 200 mètres chacune.

Mais la piste est particulièrement complexe à apprivoiser, notamment en raison des vitesses atteintes: les monoplaces croisent à 370 km/h de moyenne et approcher des virages à une telle allure est une gageure.

“Il est difficile de battre le ressenti d’Indianapolis quand la voiture est à la limite en regardant le mur, explique à l’AFP le Canadien Jacques Villeneuve, vainqueur en 1995. C’est vraiment très, très compliqué de faire abstraction. Les sensations les plus fortes sont là-bas !”

“Le virage N.1 (après la première ligne droite, ndlr) ressemble presque à une épingle à cheveux quand vous arrivez à cette vitesse et, si vous voulez le passer à fond, vous devez vraiment avoir confiance dans la voiture”, confirme Mario Andretti, légendaire pilote américain vainqueur à “Indy” en 1969 et champion du monde de Formule 1 en 1978. “Cet endroit peut vous rendre fou !”

“On est à la limite de ce que la voiture nous donne”, détaille le Français Simon Pagenaud, qui s‘élancera en pole position. “On est sur une ligne très fine. Ça ressemble plus au pilotage d’un avion de chasse, comme une démonstration de la Patrouille de France, les uns à côté des autres. Ca demande du coeur, beaucoup de contrôle, de confiance en soi et une voiture bien réglée.”

- “Maîtriser ses nerfs “ –

Malgré les apparences, les quatre virages sont tous différents et “la piste évolue avec le tourbillon de vent qui se créée avec les voitures”, pointe Villeneuve.

“Cette piste peut être très changeante selon les moments, abonde Andretti. Le vent est très important, notamment à l’approche des virages 1 et 3”. Il peut avoir une influence énorme sur l’appui des voitures et leur capacité à passer les courbes à fond.

Avec 33 monoplaces au départ, il faut aussi négocier le trafic, ajoute Mark Miles, le PDG de l’IndyCar. “La première chose qui me vient à l’esprit quand je pense à Indianapolis, c’est son étroitesse. A cette vitesse, avec des voitures si proches, presque roues contre roues, c’est un véritable défi émotionnel”, assure-t-il. “Pour gagner, il faut savoir maîtriser ses nerfs, sans aucun doute.”

Le tout dans une athmosphère unique. “Ca donne un peu la chair de poule, raconte le Français Sébastien Bourdais. Tu rentres le dimanche et l‘énergie, le monde qu’il y a, c’est assez incroyable. Et le cérémonial est assez prenant. Ca monte, ça monte, ça monte et il est temps que ça démarre !”

Quarante-deux pilotes, toutes catégories confondues, ont trouvé la mort sur ce speedway infernal depuis la première course organisée en août 1909. Le dernier était un motard de 13 ans, Peter Lenz, le 29 août 2010.

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