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Bong Joon Ho, premier cinéaste sud-coréen à recevoir la Palme d'Or

Bong Joon Ho, premier cinéaste sud-coréen à recevoir la Palme d'Or
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Par Frédéric Ponsard
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Bong Joon Ho, est le premier cinéaste sud-coréen à recevoir la Palme d'Or pour son film "Parasite", une comédie noire sur la lutte des classes, avec un scénario haletant et des acteurs tous formidables.

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Le verdict est tombé et la récompense suprême revient à Bong Joon Ho qui était déjà en compétition il y a deux ans, sous les couleurs de Netflix avec Okja.

Une récompense méritée pour un film très bien reçu par les festivaliers à Cannes et qui était dans les favoris. Parasite est une comédie noire sur la lutte des classes, avec un scénario haletant et des acteurs tous formidables.

"Le film a été possible grâce aux grands acteurs, Mister Song notamment ici présent, qui ont pu mener le film avec harmonie et énergie, nous a dit Bong Joon Ho. Et tous les autres acteurs sont dans mon esprit en ce moment, et je veux vraiment partager cet honneur et profiter avec eux aussi."

Mati Diop reçoit le Grand Prix du Jury pour Atlantique sur les jeunes africains qui partent pour l'Europe.

"Je me suis retrouvée à un moment très particulier, explique Mati Diop, où énormément de jeunes quittaient les côtes sénégalaises pour rejoindre l'Espagne, quitter le chômage, des conditions de vie très difficiles, et j'étais là, un témoin proche de ce moment-là."

Antonio Banderas reçoit le Prix du meilleur acteur pour son interprétation d'un réalisateur, qui ressemble étrangement à Almodovar, dans Douleur et Gloire.

"Probablement, si on y pense, mon personnage est plus Pedro Almovar qu'Almodovar lui-même déclare Antonio Banderas. Nous cachons tous quelqu’un à l’intérieur, nous ne nous dévoilons pas tout le temps. Quand j’ai lu ce script, j’ai été très surpris, j’étais ami avec Pedro depuis si longtemps. Nous avons toujours notre amitié qui évolue dans le même genre d’univers, et cet univers a ses limites, parce que Pedro est une personne très privée. Quand j’ai lu le scénario, j’ai vu quelque chose qui ressemblait à une confession."

Pour Frédéric Ponsard, notre envoyé spécial à Cannes, ce fut cette année une édition magnifique, politique et romantique comme annoncé, où le suspense est resté jusqu'au bout avec des vétérans mais aussi beaucoup de sang neuf. En récompensant Bong Joon Ho, le virtuose sud coréen et la franco-sénégalaise Mati Diop, le Jury a ouvert de nouveaux horizons pour le cinéma."

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