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Ligue 1: Bordeaux, pas encore l'Amérique...

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La fin de saison ratée des Girondins, remodelés depuis deux mois par le Portugais Paulo Sousa, a plombé le plan de marche des nouveaux propriétaires américains, très attendus sportivement et financièrement cet été.

Joe DaGrosa avait sûrement imaginé meilleur scénario quand son fonds d'investissements GACP, associé au plus spéculatif King Street, a racheté Bordeaux, alors 11e de L1, à M6 début novembre pour 100 millions d'euros.

Au fil des mois, la révolution de palais s'est opérée en interne avec une restructuration de tous les services entraînant une charrette de départs mais aussi un coup de balai dans l'encadrement du centre de formation.

De nouvelles têtes fourmillant d'idées sont apparues, chaperonnées par le président délégué Frédéric Longuépée (ex-Paris SG) et le conseiller sportif portugais Hugo Varela.

L'objectif est clair: revaloriser la marque Girondins, notamment à l'international, augmenter les recettes par la vente de joueurs et le marketing, et faire revenir le public au Matmut Atlantique.

Ce dernier point est crucial pour la nouvelle direction qui vise "à l'horizon de cinq ans, de jouer la moitié des matches à guichets fermés, avec un taux de 85% d'affluence moyenne", contre 53% depuis novembre.

- Manque de talents -

Mais ça ne suit pas sur le terrain. Entre résignation, démotivation et décompression au milieu de l'hiver, Bordeaux se retrouve 14e, moment choisi pour sacrifier le manager brésilien Ricardo au profit de Paulo Sousa.

L'exigeant tacticien portugais, adepte du 3-4-3, souhaite "créer et installer une nouvelle mentalité et un nouveau jeu", transposable à toutes les équipes du club. Il se sert d'ailleurs de la fin de saison comme d'un laboratoire en vue d'un grand lifting estival (37 joueurs sous-contrat).

Le choc psychologique lié à son arrivée dure... trois semaines, jusqu'au succès de prestige contre Marseille (2-0). Avec 38 points, Bordeaux s'estime sauvé. A tort quand on connaît la suite et ces six défaites concédées, record historique du club, qui n'étonnent pas Sousa: "J'avais dit à tous les intéressés, le président, le propriétaire, les dirigeants, que le début de la route allait être difficile".

Car ce Bordeaux 2018-2019 façonné par M6 qui, l'été dernier, ne pensait qu'à sa vente et à repartir sans dettes, manque cruellement de talents depuis le départ de Malcom, de certitudes, mais pas de carences qui ont accentué le désamour populaire et compliqué les desseins de GACP.

Venus dans le football pour faire de l'argent, avec l'explosion des droits TV de la L1 dans un an en ligne de mire, les Américains n'avaient pas budgétisé cette 14e place finale (perte de 7 M d'euros), ni quelques indemnités ici et là, lors de leur premier passage devant la DNCG (Direction nationale du contrôle de gestion) cet automne.

- Déficit naissant -

Quand ils y retourneront mi-juin pour présenter leur budget prévisionnel 2019-2020, ils seront à coup sûr sondés sur leur déficit naissant et leur stratégie pour le combler.

Cela passera soit par la vente de joueurs têtes d'affiche, peu nombreux, pour renflouer les caisses, soit en piochant dans cette fameuse enveloppe de 80 M EUR promise par le clan DaGrosa avant l'achat du club.

Pas très rassurant, comme cette sortie de Varela prévenant qu'"on ne mettra pas forcément beaucoup d'argent sur un joueur, on préfère répartir" au moment où Sousa plaidait "pour des renforts dans toutes les lignes".

Pour l'heure, GACP a fait dans le "low cost", recrutant des joueurs en fin de contrat comme l'attaquant anglais Josh Maja, le latéral italien Raoul Bellanova (prêté jusqu'en juin à Milan), ou récemment le défenseur mozambicain Mexer, arrivé libre de Rennes. D'autres avec le même statut devraient suivre.

La seule fois où il a ouvert son portefeuille, c'était pour le jeune milieu du PSG Yacine Adli (transfert évalué à 5,5 M), pensant compenser cet achat soit avec la part devant revenir à Bordeaux sur la vente de l'attaquant de Nantes Emiliano Sala à Cardiff (environ 8 M) - transfert bloqué suite au décès de l'Argentin - soit par le prêt avec option d'achat obligatoire (7,5 M) du milieu danois Lukas Lerager au Genoa, mais en passe d'être relégué en Série B.

Bref, le nouveau directeur sportif espagnol Eduardo Macia, en place depuis début avril, va devoir user d'ingéniosité et de ses réseaux pour satisfaire les besoins de Sousa. "Je lui fais confiance, il est créatif", a confié l'entraîneur portugais.

Le peuple girondin ne demande qu'à le croire.

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