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A Roland-Garros, la junior Diane Parry est comme à la maison

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Diane Parry est 457e mondiale à 16 ans mais, bien qu’invitée par l’organisation, elle est chez elle à Roland-Garros où elle savoure avec une sérénité confondante sa première victoire lundi dans le tableau final d’un tournoi du Grand Chelem… avant de retrouver le circuit juniors.

Née à Nice mais vivant “depuis toute petite” à Boulogne-Billancourt, près donc du stade Roland-Garros, l’adolescente a l’habitude d’y arriver juchée sur une silencieuse trottinette électrique pour suivre sa formation au Centre national d’entraînement.

Mais lundi, c’est avec fracas que la 457e joueuse mondiale a fait son entrée dans le tableau final de Roland-Garros, faisant honneur à sa wild card pour battre la Bélarusse Vera Lapko (102e) 6-2, 6-4 et atteindre le 2e tour du tournoi parisien.

Déjà l’an dernier, alors non classée, Diane Parry s‘était illustrée sur SA terre battue en devenant la première joueuse née en 2002 à remporter un match du tableau des qualifications d’un tournoi du Grand Chelem (victoire contre Fett, alors 109e mondiale, 7-6, 1-6, 7-5).

“Je m’entraîne toute l’année ici. C’est un peu comme à domicile, un peu comme chez moi”, souligne-t-elle.

Pourtant, pas de triomphalisme dans l’attitude de cette joueuse à la voix posée. Lundi, après son exploit, seule une flamme de joie interne brûle, contenue, dans son regard.

“Je suis la plus naturelle possible”, explique-t-elle en affirmant ne pas s‘être préparée “différemment” pour “ne pas (se) mettre trop de pression”.

“J’y suis allée le plus cool et relax possible”, assure la jeune joueuse devant la nuée de micros qui se tendent vers elle en conférence de presse.

- Wimbledon… junior –

La victoire, les médias… a-t-elle l’impression d‘être entrée dans une nouvelle dimension ? “Non, pas du tout !”, s’esclaffe-t-elle, comme surprise par cette question, avant de préciser: “Je savoure”.

D’ailleurs, elle ne perd pas de vue la réalité de la suite de sa saison, une fois close cette parenthèse enchantée dans l‘élite.

“Je joue encore chez les juniors, donc je vais recommencer en juniors pour préparer Wimbledon juniors”, lâche-t-elle comme une évidence.

Au point de ne pas afficher d’objectif de carrière: “Je ne me projette pas encore, j’essaie de progresser au fur et à mesure, de suivre mon chemin”.

La Suissesse Martina Hingis a remporté le premier de ses cinq tournois du Grand Chelem, l’Australie-1997, à 16 ans et 3 mois, avant de devenir deux mois plus tard N.1 mondiale.

N’ayant pas beaucoup regardé de tennis à la télévision dans son enfance, elle ne se souvient pas des exploits de certaines de ses illustres devancières, mais elle n’a pas non plus d’idole dans le tennis féminin actuel, même si elle “adore forcément Serena Williams”.

Sur la route de Diane Parry, l‘étape suivante s’appelle Elise Mertens, une joueuse belge classée N.20 mondiale à 23 ans et demi-finaliste l’an dernier à l’Open d’Australie, mais qu’elle “ne connaî(t) pas très bien”.

“J’irai sûrement voir son match tout à l’heure, j’essaierai d’aller voir un peu ses matches sur internet”, poursuit la Française qui rappelle, comme pour se justifier, qu’elle “débute un peu chez les pros !”

Elle débute, elle n’a pas d’objectif mais on aimerait bien savoir à quoi peut rêver une jeune joueuse qui s’apprête à disputer un deuxième tour à Roland-Garros. “Gagner un Grand Chelem ou jouer la Fed Cup sont des rêves”, finit-elle par avouer, presque sous la contrainte.

Car si le tennis est une partie évidemment importante de son quotidien, elle tient à “avoir une vie à côté”, une “une vie normale, pas tout le temps concentrée sur le tennis”.

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