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Roland-Garros: Del Potro, encore des maux, toujours des maux

Roland-Garros: Del Potro, encore des maux, toujours des maux
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Demi-finaliste à Roland-Garros il y a un an, finaliste à l’US Open trois mois après, monté pour la première fois sur le podium mondial entre-temps, Juan Martin Del Potro a une nouvelle fois été trahi par son corps. A 30 ans, l’Argentin s’affaire à réussir un retour de plus.

Quand Del Potro assoit sa longue silhouette en conférence de presse mardi, après sa victoire 3-6, 6-2, 6-1, 6-4 aux dépens du Chilien Nicolas Jarry (58e) au premier tour, il n’est pas encore quinze heures. “Là, j’en ai jusqu‘à neuf ou dix heures du soir avec les soins, entre le poignet, le genou… Et je suis arrivé très tôt aussi, sourit-il. J’ai appris à vivre avec ça, ça fait partie de ma vie, de ma carrière”.

Voilà qui résume le quotidien du grand Argentin (1,98 m), si souvent tracassé par son corps imposant.

Ce sont bien sûr ses poignets, le droit d’abord, opéré au printemps 2010, le gauche surtout, opéré trois fois en quinze mois, entre mars 2014 et juin 2015, qui l’ont longtemps martyrisé. Jusqu‘à le faire dégringoler au-delà de la 1000e place mondiale début 2016.

- Après les poignets, le genou /p>

Mais c’est son genou droit – précisément sa rotule, fracturée début octobre dernier à Shanghai – le dernier à lui avoir joué un mauvais tour. Alors au pied du podium mondial, qualifié pour le Masters de fin d’année pour la première fois depuis 2013, “Delpo” rêve d’autres sommets.

Cet énième coup d’arrêt le replonge dans des mauvais souvenirs.

“Émotionnellement, il y avait des points communs avec ce que j’ai traversé il y a quelques années, quand j’ai connu une période tourmentée. Les souvenirs du passé ont commencé à remonter”, racontait-il début mai à Madrid, où il faisait son retour à la compétition après sept mois hors circuit seulement interrompus par un test non concluant à Delray Beach (Floride) fin février.

Dans la capitale espagnole, le Sud-Américain s’est incliné d’entrée (contre Djere), malgré une balle de match. A Rome la semaine suivante, en quarts de finale, face au N.1 mondial Novak Djokovic, malgré deux balles de match.

Que vient-il alors chercher à Roland-Garros? “L’important, c’est d‘être là. Pour le moment, je me moque des résultats”, résumait-il à la veille de la quinzaine parisienne.

“Je joue bien, mais mon objectif N.1, ça reste mon genou, mon état physique. Et ce que je recherche, c’est d‘être à 100% pour la deuxième partie de la saison. Quand j’aurai retrouvé ma meilleure forme, je pourrai me concentrer sur les résultats. C’est à ça que je veux penser, non pas à mon genou ou à mon poignet”, développe-t-il après sa qualification pour le deuxième tour.

“Prêt à essayer une fois de plus” –

“J’ai des attentes élevées mais pour plus tard, pas tout de suite. Je veux rester prudent. J’y vais tranquillement”, insiste Del Potro.

Au moins deux éléments incitent néanmoins à l’optimisme.

D’abord sa performance étourdissante contre Djokovic à Rome il y a une dizaine de jours, où il a été jusqu‘à se procurer deux balles de match dans le jeu décisif du deuxième set (4-6, 7-6 (6/8), 6-4).

“Je me suis surpris, reconnaît-il. J’ai joué du super tennis pendant trois heures, à une intensité très élevée, face au N.1 mondial, ce qui est très encourageant pour la suite.”

Plus le réveil dans son jeu de son revers recouvert, que ses poignets récalcitrants avaient anesthésié.

“Ca profite à tout mon jeu. J’ai joué beaucoup de revers le long de la ligne et frappé beaucoup de coups gagnants (à Rome), c’est une très bonne chose. Et maintenant, je peux varier avec mon revers slicé, que j’ai amélioré ces dernières années”, se réjouit-il.

Mais avec “Delpo”, il y a toujours un si. “Si mon poignet me le permet, souligne-t-il, je frapperai plus mon revers, mon coup droit aussi, et j’aurai un jeu complet.”

Il le répète jour après jour, sa priorité, c’est de “rester en bonne santé”.

“J’espère vraiment commencer mon année maintenant et continuer à jouer jusqu‘à la fin de l’année, déclarait-il au début du mois. Je sais combien le chemin pour revenir est long, mais je suis prêt à essayer une fois de plus.”

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