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Racing 92: triste fin pour le mariage Travers-Labit

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Quatorze années de complicité achevées par une triste élimination en barrages à domicile face à La Rochelle vendredi (13-19): les entraîneurs du Racing 92 Laurent Travers et Laurent Labit se séparent sur un cuisant échec sportif.

Avant de voir Labit prendre en main les trois-quarts du XV de France, ils rêvaient d’une fin en apothéose. Et certainement pas de ce fiasco à Colombes, l’antique stade du club retrouvé le temps d’un match en raison des répétitions de Mylène Farmer à l’Arena, l’enceinte à la pelouse synthétique de La Défense pour laquelle ils avaient fait évoluer le jeu de leur équipe et adapté leur recrutement.

. Trop prenable à domicile

Au lieu du doublé Coupe d’Europe – Top 14 recherché, avec un effectif XXL et un recrutement alléchant (Finn Russell et Simon Zebo), le club des Hauts-de-Seine a connu une troisième saison blanche consécutive. Sans aucun doute la pire: absent des demi-finales pour la première fois depuis 2015, il s’est incliné vendredi pour la 6e fois en tout à domicile, deux mois jour pour jour après un autre retentissant échec, le quart de finale continental perdu face à Toulouse (21-22).

On attendait un rouleau compresseur, les Ciel et Blanc ont manqué de maturité collective. Contre les Rochelais, ils ont accumulé les fautes. “Il vaut mieux 23 bons joueurs qui jouent ensemble que 23 stars qui jouent chacun de leur côté”, a égratigné le président Jacky Lorenzetti dans un entretien samedi à Rugbyrama.

. En manque de leaders

Les départs de Dan Carter, dont le retour avorté pour raisons médicales fut un autre couac de la saison, de Yannick Nyanga et de Pat Lambie, qui a arrêté par crainte pour sa santé, ont été plus difficiles à digérer que prévu. “On a perdu des leaders sur le terrain et la vie de groupe”, reconnaît le centre Henry Chavancy. “On a toujours l’impression que… mais oui, ça pèse. Notamment pour ce genre de rencontres”, abonde Travers.

L’ouvreur Finn Russell, qui avait la lourde charge de remplacer Carter et Lambie, n’a brillé que par intermittence et s’est éteint dans les matches-clés. Souvent blessé, le capitaine Dimitri Szarzewski, qui a annoncé mercredi la fin de sa carrière, n’a pas pu jouer son rôle.

Le staff a-t-il mal géré ce dossier? C’est ce que semble sous-entendre Lorenzetti: “par moments, on sentait que l‘équipe souffrait beaucoup de cette absence. Max (Machenaud, nommé capitaine en remplacement), à qui je ne fais aucun reproche, serait peut-être plus à l’aise si on le débarrassait de cette responsabilité.”

. Travers “n’a pas compris”

La décision prise par Labit de rallier les Bleus sans son compère Travers, avec lequel il a accumulé les succès à Montauban (2005-2009), Castres (2009-2013) puis au Racing (champion de France 2016, finale des Coupes d’Europe 2016 et 2018), a jeté un froid entre les deux hommes. “C’est beaucoup plus difficile (depuis l’annonce), bien sûr, dans le binôme avec Laurent”, a reconnu après le match Labit sur Canal+.

“Ces dernières semaines, je n’avais pas besoin de scruter pour constater les regards qui se détournent, les yeux qui se fuient”, a confirmé Lorenzetti. “Cette séparation a été douloureuse pour l’un et pour l’autre, en particulier pour Laurent Travers qui n’a pas compris le choix….”

L‘échec sportif est-il directement imputable au divorce? Non, si l’on considère que l’incapacité à s’adapter, à alterner a été constatée vendredi – quasiment aucune utilisation du jeu au pied – pour la énième fois cette saison.

Mais pour Lorenzetti, cela a potentiellement eu des conséquences. “Peut-être y a-t-il eu, dans cette période compliquée entre les coaches, des incompréhensions ayant abouti à des choix inappropriés”, avance-t-il. En cause, l’absence vendredi de l’ailier Juan Imhoff (9 essais cette saison) ou le choix de la charnière. “Je constate que la paire Iribaren-Russell du début de saison a été plus performante que la paire Machenaud-Russell du printemps”, souligne le propriétaire du club.

Travers, désormais seul aux manettes en tant que “directeur général du rugby”, a trois mois d’intersaison pour corriger le tir, et écrire sa propre histoire.

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