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Brexit : le chef de la diplomatie britannique juge possible une renégociation avec les Européens

Brexit : le chef de la diplomatie britannique juge possible une renégociation avec les Européens
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Jeremy Hunt, le ministre britannique des Affaires étrangères candidat à la succession de la Première ministre Theresa May, s’est dit dimanche convaincu qu’une renégociation était possible pour éviter un Brexit sans accord, s’appuyant sur une conversation en ce sens avec Angela Merkel.

La chancelière allemande “a dit que, bien sûr, avec un nouveau Premier ministre britannique, nous (les 27 autres Etats de l’UE, ndlr) voudrions examiner toutes les solutions que vous avez” à proposer, a-t-il affirmé sur la chaîne de télévision Sky News, relatant une conversation avec Angela Merkel en marge des commémorations du Débarquement en Normandie.

“Je suis absolument sûr que si nous adoptions la bonne approche sur ce sujet, les Européens seraient prêts à négocier”, a-t-il ajouté.

Le ministre n’a pas précisé s’il faisait allusion à une renégociation de l’accord de sortie de l’UE conclu entre Londres et Bruxelles et rejeté par le parlement britannique auquel les 27 n’entendent pas retoucher ou de la Déclaration politique dessinant les contours de la relation post-Brexit.

L’UE a fait savoir par le passé qu’elle était prête à rediscuter de cette Déclaration si Londres revoyait ses positions sur l’union douanière ou l’accès au marché unique.

L’accord de Brexit contient notamment la disposition très controversée du “filet de sécurité”, ou “backstop”, qui prévoit en dernier recours le maintien de tout le Royaume-Uni dans une union douanière pour éviter une frontière physique en Irlande.

Selon Jeremy Hunt, la chancelière a déclaré que les dirigeants européens pourraient être ouverts à une solution technologique pour régler la question de la frontière irlandaise, solution pour le moment jugée irréaliste par Bruxelles.

“Elle m’a dit que l’Allemagne n’avait pas de frontière avec la République d’Irlande, vous, vous l’avez (…) donc vous devez trouver la solution”, a raconté le ministre britannique. “Il s’agira donc d’une solution fondée sur des technologies, ce que les Allemands appellent des frontières intelligentes. Je pense que c’est faisable”.

- “L’argent sera conservé” –

La Première ministre Theresa May, qui a quitté vendredi la tête du Parti conservateur, reste chef du gouvernement jusqu‘à ce que ce parti désigne d’ici à fin juillet son nouveau chef, qui deviendra aussitôt le chef du gouvernement.

Parmi la dizaine de candidats, Boris Johnson, considéré comme le favori pour lui succéder, a pour sa part prévenu que s’il devenait Premier ministre, il refuserait que le Royaume-Uni paie la facture du Brexit jusqu‘à ce que l’Union européenne accepte de meilleures conditions de retrait.

“Nos amis et partenaires doivent comprendre que l’argent sera conservé jusqu‘à ce que nous ayons plus de clarté sur la voie à prendre”, a dit ce partisan du “Brexit” dans un entretien avec le Sunday Times.

“Dans un bon accord, l’argent est un excellent solvant et un très bon lubrifiant”, a ajouté l’ancien ministre des Affaires étrangères.

L’accord conclu entre Londres et Bruxelles prévoit notamment le règlement des engagements pris par le Royaume-Uni dans le cadre du budget pluriannuel en cours (2014-2020), qui couvre également la période de transition prévue par l’accord. Le texte ne donne pas de chiffres pour la facture, mais une méthode de calcul. Le gouvernement britannique a avancé un montant compris entre 40 et 45 milliards d’euros, des chiffres non confirmés du côté de l’UE.

“Bojo” (54 ans) a été l’un des grands artisans de la victoire du Brexit au référendum de juin 2016. Il veut que le Royaume-Uni quitte l’UE le 31 octobre, accord renégocié ou pas. Apprécié par la base de son parti, il suscite en revanche des réactions plus contrastées dans les rangs des députés tories.

La justice britannique a rejeté le 7 juin les poursuites engagées contre lui pour mensonge pendant la campagne du référendum du Brexit. Boris Johnson était accusé d’avoir sciemment menti, à l‘époque où il était le maire de Londres, en disant que le Royaume-Uni versait 350 millions de livres (400 millions d’euros) par semaine à Bruxelles.

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