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Dauphiné: le "dragster" Van Aert bouscule la hiérarchie

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Le sprint après le contre-la-montre: le jeune belge Wout Van Aert s’affirme dans le Dauphiné, dont il a gagné la 5e étape, jeudi à Voiron (Isère), son deuxième succès en 24 heures.

“Tout fonctionne cette semaine”, se réjouit le “dragster” Van Aert qui dispute sa première saison en WorldTour et s’apprête à faire des débuts très attendus dans le Tour de France.

A 24 ans, le triple champion du monde de cyclo-cross bouscule la hiérarchie, comme l’a fait au printemps le Néerlandais Mathieu van der Poel, son grand rival sur les parcours hivernaux de cross. Vainqueur surprise du contre-la-montre de Roanne, il a récidivé dans le sprint, de façon certes plus attendue.

“Je voulais faire le sprint pour marquer des points en vue du maillot vert (du classement par points)”, a expliqué le Belge, qui a été reçu quatre fois sur cinq, jusqu‘à présent, dans les trois premiers des étapes de ce Dauphiné.

De là à envisager le maillot vert du Tour ? “Pas cette année”, répond le coureur de l‘équipe Jumbo. “Ce sera mon premier grand tour et je suis déjà très content de venir aider l‘équipe. Plus tard, je n’y ai pas encore pensé, mais ce peut être une possibilité”.

Lucide et courtois, Van Aert, qui fait aussi l’effort de s’exprimer en français, relativise la portée de son succès au sprint à Voiron, au bout d’un final tortueux. “Ici, pour les sprinteurs, il y a surtout Sam Bennett”, a relevé le Belge, qui s’est imposé nettement à l’Irlandais, vainqueur mardi du premier sprint.

- “La vraie montagne arrive” –

Le Français Julian Alaphilippe, qui avait fait de Van Aert son favori du jour au vu du final, a pris la troisième place. Son équipe a tenté de surprendre les sprinteurs, avec le Belge Philippe Gilbert dans la roue du Norvégien Edvald Boasson Hagen qui était parti sous la flamme rouge du dernier kilomètre. Mais Van Aert, à l’accélération irrésistible, a remonté Alaphilippe dans la ligne droite.

“Je profite des intensités que je fais dans l’hiver, dans le final et aussi les moments difficiles de la course sur route”, a analysé le vainqueur du jour qui a répondu en s’amusant à une question sur ses limites: “Je ne les connais pas et ça, c’est bien !”

Le Belge se sait toutefois limité par son poids (78 kg) dans les ascensions: “Maintenant, la vraie montagne arrive. Ce ne sont plus des bosses mais des vrais cols. Je vais faire de mon mieux mais ce n’est pas pour moi.”

Cette étape ensoleillée de 201 kilomètres, ouverte par un trio (Bagot, Rossetto, de Marchi) qui n’a été repris qu‘à la flamme rouge, était la dernière occasion pour les non-grimpeurs de briller. Les trois dernières journées, surtout celle de samedi, proposent un terrain montagneux dans les Alpes, à défaut de haute altitude.

“Toutes les étapes seront difficiles maintenant et les deux dernières seront courtes et intenses. Mais les sensations sont très bonnes”, a estimé le porteur du maillot jaune, le Britannique Adam Yates, qui s’est voulu prudent pour évoquer le final de la 6e étape menant à Saint-Jean-de-Maurienne: “La descente (du col de Beaune) peut être décisive mais ça ne vaut pas la peine de risquer sa vie pour gagner dix secondes.”

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