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24 Heures du Mans: Thomas Laurent ou comment tomber dans l'endurance tout petit

Thomas Laurent, pilote d'une Rebellion R13 Gibson LM P1, lors des essais libres au Mans, le 13 juin 2019
Thomas Laurent, pilote d'une Rebellion R13 Gibson LM P1, lors des essais libres au Mans, le 13 juin 2019 -
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JEAN-FRANCOIS MONIER
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Le Français Thomas Laurent est, à 21 ans tout juste, l’un des plus jeunes pilotes en lice aux 24 Heures du Mans et a choisi très tôt la voie de l’endurance, dont il est une valeur montante.

Il sera l’année prochaine pilote d’essais et de réserve chez Toyota mais court cette année pour l‘écurie concurrente Rebellion.

Question: Pourquoi avez-vous choisi l’endurance et y a-t-il une forme d’entraînement particulière par rapport aux pilotes de F1 ?

Réponse: “J’ai choisi l’endurance très jeune, je devais avoir dix ou douze ans. Je me suis passionné pour les 24 Heures du Mans et, par la suite, pour l’endurance. Physiquement, on va travailler plus dans la longévité, on va faire des répétitions plus nombreuses et avec un poids un peu moindre mais sur du long terme. Psychologiquement, il faut faire confiance à ses équipiers mais j’ai été éduqué comme ça, je suis team player, j’aime bien partager les informations.”

Q: Que représente pour vous le passage chez Toyota ?

R: “C’est une grosse marche. C’est un pied chez le seul constructeur qui reste actuellement en endurance avec des prototypes. C’est ce qui me manquait. Je suis très content même si je ne suis que pilote de réserve: cela me permet de faire une année un peu neutre dans la mesure où je vais être avec Toyota pour les tests. Je suis en train de finaliser un contrat pour courir en LMP2 (officialisé depuis par Signatech-Alpine, ndlr.) car je ne peux pas courir en LMP1 pour un concurrent de Toyota”.

Q: Comment voyez-vous l‘évolution des courses d’endurance vers des voitures qui ressembleront plus à celles vendues dans le commerce et qui pourraient utiliser des modes de propulsion plus propres comme l’hydrogène ?

R: “Je pense que c’est une bonne chose car un monsieur lambda va pouvoir se reconnaître et se dire: C’est l’avant de ma voiture, ou l’avant de la grosse cylindrée avec laquelle je roule. Je pense que c’est une bonne chose pour attirer un public qui n’est pas nécessairement attiré par ça. L’endurance est vraiment l’antichambre du futur. C’est dans nos catégories que l’on développe la voiture de demain avec l’hybride chez Toyota, l’hydrogène dans quelques années. Si c’est l’hydrogène tant mieux car on sait qu’on a une zone rouge du public que l’on n’atteint pas en raison de l‘écologie, de la pollution de la planète. C’est une tranche du public que l’on pourrait rajouter mais, en même temps, il faut faire attention à ne pas perdre les fans du moteur thermique.”

Propos recueillis par Jean-Louis DOUBLET

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