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XV de France: à l'ouverture, c'est l'embarras

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C’est le poste-clé du rugby et le XV de France peine depuis des années à le pourvoir: le sélectionneur Jacques Brunel n’a toujours pas d’ouvreur indiscutable, à trois mois de la Coupe du monde et à l’heure de donner mardi sa liste de 37 joueurs.

Pour attribuer le N.10, le Gersois a l’embarras du choix. Ou plutôt, l’embarras tout court. La gêne est maximale au sujet de Camille Lopez (30 ans, 22 sélections), que l’entraîneur avait qualifié de “meilleur en France” à ce poste avant les tests d’automne pour le destituer en plein Tournoi des six nations après deux défaites et des propos implicitement critiques à l’encontre de l’encadrement.

Depuis, Lopez s’est retrouvé avec Clermont, métronome d’une machine offensive bien huilée. Mais il a de nouveau affiché ses limites lors d’une finale du Top 14 ratée face à Toulouse samedi (défaite 24-18).

Pour terminer le Tournoi, Brunel a lancé Romain Ntamack (20 ans), tête de gondole d’une nouvelle génération qui doit permettre à la France de s’imposer lors de la Coupe du monde organisée sur son sol en 2023.

Mais le prodige a été rétrogradé à Toulouse depuis: peut-être lessivé par une première saison pleine chez les professionnels, le champion du monde des moins de 20 ans 2018 n’est entré en jeu que quelques minutes lors de la phase finale du championnat. “Il est déçu à juste titre”, a commenté son entraîneur, Ugo Mola, au Stade de France.

- Ramos et Dupont en couteaux suisses ? –

Si l’on considère la hiérarchie du Tournoi, le XV de France semble pourtant parti pour aller au Japon (20 septembre-2 novembre) avec un ouvreur qui n’est même pas titulaire en club: Toulouse est devenu champion de France en misant à l’ouverture sur Thomas Ramos et Antoine Dupont, formés dans leur jeunesse à ce poste mais passés depuis à l’arrière et à la mêlée. Brunel pourrait-il s’inspirer d’Ugo Mola?

Ramos admet lui-même avoir “encore un peu de déchets à ce poste-là” pour le niveau international. “Pour y jouer (avec les Bleus), il faudrait que j’enchaîne les matches et la saison est terminée”, souligne le Tarnais d’origine, qui se prépare tout de même à l‘éventualité: “si on me le demande, pourquoi pas”.

Les deux derniers postulants sont à chercher du côté de Toulon. Titulaire il y a un an lors de la tournée en Nouvelle-Zélande, Anthony Belleau (23 ans) n’a pas convaincu cette saison et semble être rentré dans le rang.

Louis Carbonel (20 ans), qui avait poussé Ntamack au centre lors du championnat du monde remporté à domicile par les U20, concurrence désormais sérieusement Belleau au RCT. L’ouvreur, qui dispute actuellement son dernier Mondial avec les Bleuets, manque cependant encore d’expérience.

Egalement jeune, le Bordelais Matthieu Jalibert peine lui à revenir de sa grave blessure au genou gauche subie en février 2018 pour sa première internationale.

Des 8 ouvreurs testés par Brunel et son prédécesseur Guy Novès depuis la Coupe du monde 2015, les 4 autres sont hors course: le Parisien Jules Plisson et le Lyonnais Jean-Marc Doussain ne sont plus dans les tablettes depuis longtemps, comme François Trinh-Duc et Lionel Beauxis, tous les deux en fin de carrière.

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