Platini se dit "totalement étranger à des faits qui le dépassent"

Michel Platini, placé mardi en garde à vue, lors d'une conférence de presse le 28 août 2015 à Monaco lorsqu'il était encore à la tête de l'UEFA
Michel Platini, placé mardi en garde à vue, lors d'une conférence de presse le 28 août 2015 à Monaco lorsqu'il était encore à la tête de l'UEFA -
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Valery HACHE
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Michel Platini “n’a strictement rien à se reprocher et affirme être totalement étranger à des faits qui le dépassent”, ont indiqué les conseils de l’ex-patron de l’UEFA, en garde à vue dans le cadre de l’enquête française pour corruption sur les conditions d’attribution de la Coupe du monde de football 2022 au Qatar.

Il “ne s’agit en aucun cas d’une arrestation, mais d’une audition comme témoin dans le cadre voulu par les enquêteurs, cadre qui permet d‘éviter que toutes les personnes entendues, puis confrontées, ne puissent se concerter en dehors de la procédure”, peut-on encore lire dans ce communiqué.

Michel Platini “s’exprime sereinement et précisément, répond à toutes les questions, y compris celles sur les conditions d’attribution de l’Euro 2016, et a fourni des explications utiles”. “Il est absolument confiant sur la suite”, concluent ses conseils.

Le même jour, le 2 décembre 2010, le Mondial-2018 avait été attribué à la Russie (face notamment à l’Angleterre éliminée dès le 1er tour) et à la surprise générale, le Mondial-2022 au Qatar, vainqueur au dernier tour face aux Etats-Unis.

La désignation de ce richissime émirat gazier, où les températures brûlantes en été rendent la pratique du football difficile voire impossible, avait immédiatement déclenché des soupçons de corruption, et été l’un des déclencheurs de la grave crise qui a secoué la Fifa à partir de 2015.

En octobre 2015, l’ancien président de la Fifa Sepp Blatter avait ajouté à la polémique en mettant en cause la France. Selon sa version, “un arrangement diplomatique” existait pour que les Coupes du monde 2018 et 2022 aient lieu en Russie puis aux Etats-Unis, un plan qui aurait échoué à cause de “l’interférence gouvernementale de M. Sarkozy” qui aurait entraîné, toujours selon le Suisse, une volte-face de Michel Platini, président de l’UEFA.

La justice française s’intéresse aujourd’hui à “une réunion secrète” au Palais de l’Elysée le 23 novembre 2010, à laquelle participaient Nicolas Sarkozy, Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani (devenu depuis émir du Qatar), et Platini, révélée par France Football. Son but supposé: s’assurer que Platini voterait pour l‘émirat. Un “tissu de mensonges”, s‘était indigné l’ancien numéro 10 des Bleus.

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