Euronews n'est plus accessible sur Internet Explorer. Ce navigateur n'est plus supporté par son éditeur, Microsoft, et les dernières fonctionnalités techniques de notre site ne peuvent plus fonctionner correctement. Nous vous encourageons à utiliser un autre navigateur, tels que Edge, Google Chrome ou Mozilla Firefox.
DERNIERE MINUTE

Mondial-2019: les Bleues ont du pain sur la planche

Les Bleues avant le match de phase de groupes du Mondial face au Nigéria, à Rennes, le 17 juin 2019
Les Bleues avant le match de phase de groupes du Mondial face au Nigéria, à Rennes, le 17 juin 2019 -
Tous droits réservés
FRANCK FIFE
Euronews logo
Taille du texte Aa Aa

Entre la milieu offensive Gaëtane Thiney qui déçoit, le manque de remplaçantes convaincantes et le pâle succès contre le Nigeria (1-0), la France a une importante marge de progression en vue du 8e de finale contre le Brésil dimanche, malgré son premier tour réussi.

. “Animation offensive”

Satisfaite des trois victoires de rang en phase de poules, la sélectionneuse Corinne Diacre a reconnu que son équipe pouvait “faire des progrès dans l’animation offensive”.

L’ancienne internationale Marinette Pichon verrait bien un “peu plus de folie devant” avec une triplette Le Sommer-Diani-Cascarino aux dépens de l’avant-centre Valérie Gauvin. “Valérie est intéressante dans le jeu aérien, mais n’a parfois pas suffisamment le sens du but”, dit à l’AFP l’ex-attaquante des Bleues, aujourd’hui consultante pour L’Equipe et France TV.

Mais “il ne faut pas banaliser la performance. Trois victoires en trois matches, c’est une première pour les Bleues en Coupe du monde. C’est très positif”, rappelle-t-elle.

Les Françaises, qui ont idéalement lancé leur Mondial par un festival contre la Corée du Sud (4-0), ont eu du mal à construire le jeu face à la Norvège (2-1) et au Nigeria (1-0), plus regroupées, avec dans les deux cas la VAR et un penalty pour l’emporter.

“C’est toujours mieux de marquer deux, trois ou quatre buts à chaque match. On va essayer surtout de garder notre assise défensive, continuer à travailler en équipe”, a expliqué Diacre. “Notre point fort, c’est notre bloc-équipe. On s’appuie sur un bloc compact, notre solidité défensive”, a confirmé la défenseure Griedge Mbock, mercredi devant la presse.

Cette organisation a permis aux Bleues de n’encaisser qu’un but au premier tour. Et encore ! Un invraisemblable but contre son camp de Wendie Renard. Mais elle ne les habitue pas forcément à construire leurs actions.

. Thiney sous pression

Face à ces difficultés offensives, les regards se tournent vers Gaëtane Thiney, alignée à un poste de meneur de jeu où elle doit justement initier les attaques françaises.

La joueuse de 33 ans, 159 sélections, a globalement raté le premier tour de la compétition, notamment son match contre le Nigeria en enchaînant imprécisions et mauvais choix.

“Elle joue au service du collectif, avec son volume de jeu. Elle est souvent impliquée sur des actions où elle fait des écrans pour ses coéquipières. Mais c’est vrai qu’elle a eu pas mal de déchets lors du troisième match et qu’on aimerait la voir plus en réussite”, estime Marinette Pichon.

Diacre a défendu sa joueuse après la rencontre: “Elle peut encore faire mieux, mais elle est mieux que sur les deux premiers matches. C’est de bon augure pour la suite.”

Car c’est la sélectionneuse qui l’a rappelée en équipe de France en mars 2018 après une traversée du désert de plusieurs mois. Et la technicienne a pris un risque en s’abstenant de retenir une doublure à ce poste dans sa liste des 23 mondialistes.

Expérimentée, Thiney se sait attendue au tournant. La joueuse du Paris FC n’a pas plus marqué en grande compétition depuis les JO-2012.

. Profondeur de banc

Autre déception, les remplaçantes n’ont pas su saisir leur chance contre le Nigeria, alors que Diacre avait procédé à quatre changements.

Certes, Viviane Asseyi a provoqué le penalty de la victoire, mais l’attaquante de Bordeaux a souvent été plus en vue en défense que devant.

Dans la tête de Diacre, la hiérarchie semble déjà arrêtée: “Aujourd’hui, il y a 13 ou 14 joueuses qui peuvent démarrer”, disait-elle avant le Nigeria. “De là à me faire réfléchir, non. Je connais parfaitement les joueuses avec leurs qualités et leurs défauts. Aujourd’hui, je n’ai aucune incertitude, je sais avec qui je travaille. Je ne suis jamais inquiète car mes choix sont mûrement réfléchis”.

Diacre a “composé avec les meilleures joueuses actuelles. Le banc français est peut-être moins fourni que celui de l’Allemagne ou des USA, qui peuvent presque doubler tous les postes”, convient Marinette Pichon.

Certaines joueuses semblent avoir peu de chances de goûter à la Coupe du monde. Sept Bleues n’ont pas disputé la moindre minute dans ce tournoi. Entretenir leur motivation et leur concentration sera l’un des enjeux.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2019 - Agence France-Presse.
+Voir plus
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2019 - Agence France-Presse. Toutes les informations (texte, photo, vidéo, infographie fixe ou animée, contenu sonore ou multimédia) reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par la législation en vigueur sur les droits de propriété intellectuelle. Par conséquent, toute reproduction, représentation, modification, traduction, exploitation commerciale ou réutilisation de quelque manière que ce soit est interdite sans l’accord préalable écrit de l’AFP, à l’exception de l’usage non commercial personnel. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des retards, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus dans le domaine des informations de presse, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations. AFP et son logo sont des marques déposées.