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Présidentielle en Mauritanie : le candidat du pouvoir revendique sa victoire

Mohamed Cheikh El-Ghazouani, pendant son vote
Mohamed Cheikh El-Ghazouani, pendant son vote
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En Mauritanie, le candidat du pouvoir à l'élection présidentielle, Mohamed Cheikh El-Ghazouani, a obtenu la majorité absolue avec 51,5% des suffrages sur la base de 96% des bureaux de vote.

La participation s'élevait à plus de 62%, selon des chiffres publiés dimanche par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Tôt dans la matinée, l'ex général s'était déjà déclaré vainqueur dès le premier tour sur la base de 80 % des bulletins dépouillés.

Les candidats d'opposition ont dénoncé des irrégularités dans le scrutin et l'expulsion de leurs représentants de certains bureaux de vote. Ils affirment que ces élections visent à perpétuer un régime militaire. D'après la commission électorale nationale, aucun incident significatif n'a été recensé. Elle a appelé les candidats à la prudence et à la retenue.

Mohamed Cheikh El-Ghazouani doit succéder à Mohamed Ould Abdel Aziz. Il s'agit de la première passation de pouvoir entre deux présidents élus dans ce pays secoué par de nombreux coups d'Etat de 1978 à 2008, date du putsch de Mohamed Ould Abdel Aziz, qui était alors général.

La Mauritanie a connu, pendant les années 2000 une forte période d'instabilité avec des attentats djihadites et des enlèvements d'étrangers. Le pays s'est stabilisé par la mise en place d'une politique volontariste du président sortant, avec une remise sur pied de l'armée et une forte surveillance du territoire.

Mais la garantie du respect des droits fondamentaux et le développement économique restent les principaux défis à relever pour le pays. La croissance, de 3,6% en 2018, bien qu'en amélioration, reste insuffisante par rapport à la démographie, selon un rapport de la Banque mondiale (BM) publié en mai. L'institution salue toutefois le rétablissement de la "stabilité macroéconomique", avec des projections de croissance annuelle de 6,2% en moyenne sur la période 2019-2021. Mais elle appelle à lever les obstacles au secteur privé, citant en premier lieu les difficultés d'"accès au crédit" et "la corruption".

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