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WTA: Ashleigh Barty va devenir N.1 mondiale après son sacre à Birmingham

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Un sacre et un trône. L’Australienne Ashleigh Barty s’est assurée dimanche de la place de N.1 mondiale du tennis féminin, à la faveur de son sacre sur le gazon de Birmingham, en Angleterre, face à l’Allemande Julia Görges.

Déjà auréolée de sa victoire sur la terre battue de Roland-Garros le 8 juin, la jeune joueuse de 23 ans au parcours atypique est certaine de détrôner lundi la Japonaise Naomi Osaka en tête du classement WTA. Et fait, au passage de ce sixième titre individuel, le plein de confiance à huit jours de Wimbledon (1er-14 juillet), sur sa surface de prédilection.

Barty est seulement la deuxième Australienne de l’histoire à atteindre le sommet de la hiérachie mondiale après Yvonne Goolagong-Cawley en 1976.

De quoi envisager un deuxième sacre en Grand Chelem après Paris ? La victoire sans appel sur Julia Görges (19e) 6-3, 7-5 vient en tout cas couronner une année jusqu’ici extraordinaire, la meilleure de sa carrière pour la joueuse du Queensland qui, il y a quatre ans encore, s‘était retirée du tennis pour s’essayer au cricket.

“Ca été une année incroyable après ma victoire à Roland-Garros (…), une aventure incroyable pour moi et mon équipe”, a réagi, émue, Ashleigh Barty en se voyant remettre le trophée.

“Bien sûr qu’on pense (à ces moments) quand on est une petite fille. Mais je ne pensais même pas à être dans le Top 10” un jour, a-t-elle poursuivi, au terme d’un match dans son style caractéristique: pas spectaculaire, mais redoutablement efficace.

En 2019, l’Australienne a remporté à Miami fin mars son titre jusque-là le plus prestigieux, puis est entrée dans le top 10 pour la première fois dans la foulée. Avant d‘être couronnée de son premier Grand Chelem à Roland-Garros, véritable consécration. En s’adjugeant Birmingham, Barty vient donc de remporter en trois mois autant de titres (3, donc) que durant tout le reste de sa carrière.

- Une bière, et c’est reparti –

Il faut dire qu’elle avait pris ses distances avec le circuit après l’US Open 2014, pour “vivre une vie normale”. Ou presque. Pendant cette pause, elle s’offre une parenthèse originale, en devenant notamment joueuse professionnelle de cricket à Brisbane (2015-2016), dans son pays où ce sport est très populaire.

“J’avais besoin de m‘éloigner, j’avais besoin de temps pour grandir en temps que personne, pour gagner en maturité”, avait-elle expliqué.

C’est chose faite, même si à son retour au 623e rang mondial, le tennis semblait relever du défi. Qu’elle semble loin, déjà, la joueuse qui a commencé l’année 2017 à la 271e place! A cette époque, pourtant pas très lointaine, ses participations à Roland ou à Wimbledon s‘étaient soldées par des échecs dès le premier tour.

Mais depuis, Ashleigh Barty n’a cessé de grimper vers les sommets: premier titre à Kuala Lumpur en 2017, premier sacre sur gazon à Nottingham en 2018… l’Australienne a enchaîné les performances jusqu‘à devenir l’une des joueuses les plus convoitées du circuit.

Comme le prouve l’anecdote racontée par l’ancien numéro 1 mondial Andy Murray il y a quelques jours. Ce dernier, de retour à la compétition, se cherchait une partenaire pour jouer en double et a sollicité Ashleigh Barty… qui a refusé!

L’année idéale pour gagner Wimbledon ? La jeune joueuse l’a déjà fait… chez les juniors, à 15 ans. Et ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. La preuve ? Après Birmingham, elle ne compte s’autoriser qu’“une bière, ou deux”. Car, souligne-t-elle, “il y a de grandes choses à venir.”

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