Istanbul les bras ouverts à l'opposition et à Imamoglu

Istanbul les bras ouverts à l'opposition et à Imamoglu
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Au petit matin en Turquie, les journaux affichent le sacre de l'opposition à la mairie d'Istanbul. Hier, Ekrem Imamoglu a réédité sa victoire d'il y a trois mois, contre le candidat du pouvoir, un poids lourd de l'AKP, un ex-Premier ministre.

Le précédent scrutin de mars avait été invalidé à la suite d'un recours de l'AKP. Un mauvais calcul du président Erdogan, qui a fait de Ekrem Imamoglu une victime, soutenue à 54% par les Stambouliotes.

_ "Nous attendions ce résultat depuis des années, en tout cas moi, dit une jeune femme. J'espère que ce sera tellement positif pour les prochaines années, pour notre génération et celle de nos enfants."_

_ "L'indignation était le sentiment principal dans la population à cause de l'injustice que ça a provoqué, ajoute Nur, 70 ans, pas seulement pour Imamoglu mais pour tous les gens qui sont allés voter."_

Les partisans de l'AKP font grise mine mais restent confiants, comme cet homme :

_ "C'est évidemment une réaction, regrette Onur, mais en grande partie attribuée, je dirais, aux difficultés économiques que nous traversons. Actuellement, il n'y a pas une seule, même du côté de l'opposition, pas une seule étude qui prouve que la popularité de Erdogan est en baisse."_

Le parti au pouvoir reste le plus populaire au niveau national. Mais il souffre en effet d'une économie assombrie par une inflation à 20%, d'un affaissement de la livre turque et d'un chômage élevé.

La nuit dernière les Stambouliotes ont fait la fête longtemps, unis derrière un inconnu qui en quelques mois est devenu désormais une figure de premier plan.