L'Iran dénonce "la maladie mentale" de la Maison Blanche après les nouvelles sanctions

L'Iran dénonce "la maladie mentale" de la Maison Blanche après les nouvelles sanctions
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"Vous mentez". Ce sont les mots du président iranien Hassan Rohani, qui a accusé mardi les dirigeants américains de souffrir de "maladie mentale" après avoir mis en place de nouvelles sanctions financières contre les plus hauts dirigeants iraniens

L'ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême iranien, mais aussi le chef de la diplomatie Mohammad Javad Zarif, font partie cibles visées par un gel de leurs actifs à l'étranger.

"Maladie mentale"

Le président iranien ne voit pas l'intérêt de telles sanctions, quand l'administration américaine appelle à des discussions.

"Cela montre une forme d'échec des Etats-Unis", a déclaré le président iranien Hassan Rohani. "Jamais une personne censée ne ferait de telles choses. J'ai le sentiment qu'il y a une vraie confusion et frustration au sein de la Maison-Blanche. Elle est atteinte de maladie mentale et ne sait plus quoi faire."

Un dialogue de sourd s'est instauré entre les deux pays. Presque au même moment, le conseiller américain à la sécurité nationale John Bolton affirmait à Jérusalem que de "véritables négociations" avec Téhéran restaient possibles, si le pays renonce à son programme nucléaire. Washington accuse Téhéran de vouloir se doter de l'arme atomique.

"Le Président a laissé la porte ouverte à de vraies négociations pour éliminer entièrement et de manière vérifiable le programme nucléaire militaire iranien, arrêter les livraisons de missiles balistiques et le financement du terrorisme international. Tout ce que l'Iran doit faire, c'est franchir cette porte", a déclaré John Bolton.

Tensions

Une escalade verbale entre les deux pays qui inquiète la région du Moyen Orient et notamment le Pakistan, voisin de l'Iran qui possède l'arme atomique.

"Le Pakistan veut une solution négociée pour sortir de ces tensions. Je ne pense pas que de fortes tensions dans la région puissent aider les Etats-Unis, l'Iran, ou la région tout entière", a dit le ministre des affaires étrangères pakistanais Shah Mehmood Qureshi.

Les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran sont récemment montées d'un cran après qu'un drone américain a été abattu dans le détroit d'Ormuz, zone stratégique pour le commerce de pétrole.

La Maison-Blanche a directement accusé Téhéran. Un acte qui avait failli entraîner des frappes de représailles de la part des Américains, annulées in extremis par Donald Trump.