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Solitaire du Figaro: les algues sargasses ont joué les trouble-fêtes

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“La coiffure de Bob Marley collée sur la quille !”: Loïck Peyron, comme tous les marins engagés sur la 50e édition de la Solitaire du Figaro, a dû faire face à un intrus devenu embarrassant, l’algue sargasse.

C’est en Baie de Seine, lors de la dernière étape, que les choses se sont corsées pour les skippers de la course, qui s’est achevée mercredi à Dieppe avec la victoire finale de Yoann Richomme (Hellowork-Groupe Télégramme).

Loïck Peyron (Action Enfance), qui pointait dans le trio de tête de la dernière étape six heures avant l’arrivée, a fini 21e, empêtré par les algues.

“Je n’avançais plus du tout. J’avais un énorme paquet d’algues. Elles étaient stickées sur la quille comme si je traînais un saut. C’est la première fois que je vis ça. Affreux”, raconte à l’AFP le célèbre marin, qui a dû plonger pour enlever les algues.

“J’ai plongé par l’avant, j’ai fait un saut de l’ange, à poil. Tu mets ton masque, tu vas en dessous, c’est joli comme tout, les abysses, tu enlèves tes algues, tu fais une 2e apnée, j’avais plein d’algues au niveau du moteur, tu remontes et tu préviens Francis ! (Le Goff, le directeur de course), poursuit Peyron, qui a eu “la vie un peu gâchée par les algues”.

Ces fameuses algues ne sont pas une nouvelle donne, elles ont toujours été présentes et problématiques. D’ordinaire, il suffit d’une marche arrière pour les retirer des appendices.

Mais le nouveau bateau de la Solitaire, le Figaro Bénéteau 3, est équipé d’une quille droite et non plus inclinée. La quille ramasse davantage d’algues et en baie de Seine, les concurrents ont dû affronter des bancs d’algues en raison d’une grande marée.

- Se jeter à l’eau –

Le bateau perd alors 2 noeuds de vitesse, ce qui est considérable quand le monotype navigue à 6, 8 noeuds.

Une simple manoeuvre du bateau ne suffit plus pour dégager cet ennemi infernal, il faut se jeter à l’eau.

“En 3 heures de temps, au moment où on est passé en baie de Seine, j’ai eu plus de 30 plongées ! C’est plus que toutes les Solitaire que j’ai encadrées. Il y a donc un problème”, relève Francis Le Goff, qui ne veut pas que plonger devienne une habitude.

Les plongées ont été strictement encadrées: obligation de demander l’autorisation de plonger au directeur de course, appeler juste avant de plonger, la plongée ne doit pas excéder 4 minutes et doit se faire quand le bateau a une vitesse inférieure à 1 noeud, avec un bout (corde) qui traîne dans l’eau à l’arrière du bateau, et obligation d’appeler une fois remonté à bord.

“Mais on stresse quand même tout le temps parce que ce n’est pas normal que de se foutre à la flotte”, dit Le Goff.

Certains n’ont jamais plongé, comme Michel Desjoyeaux (Lumibird).

Anthony Marchand (Groupe Royer-Secours Populaire), 3e de cette 50e édition, s’est jeté à l’eau le matin même de l’arrivée de la dernière étape.

“J’ai dû replonger, Francis (Le Goff) n’a pas aimé ! Faut qu’on fasse attention, si on continue à ne pas trouver de solution, y en a un qui va rester dans l’eau. Moi au cas où, je suis toujours habillé d’une ‘combi’ 6.4 mm donc assez épaisse, avec une cagoule. Si je lâche le bateau, je peux rester pas mal d’heures dans l’eau”, relate Marchand, qui s’est blessé lors d’une plongée, tapé par l’arbre d’hélice.

Soucieux, le directeur de course a prévu d’envoyer une note à la classe de bateaux Figaro pour tenter de trouver des solutions.

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