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Le Sea-Watch vu de Lampedusa

Le Sea-Watch vu de Lampedusa
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Un migrant de 19 ans, souffrant de fortes douleurs, et son petit frère qui voyageait avec lui ont été évacués dans la nuit de jeudi à vendredi du Sea-Watch, mais 40 autres migrants restaient encore bloqués à bord devant l'île italienne de Lampedusa, a annoncé vendredi l'ONG.

Vendredi en début d'après-midi, le ministre italien des Affaires étrangères, Enzo Moavero, a annoncé sur Twitter, en les remerciant, que cinq pays - la France, l'Allemagne, le Portugal, le Luxembourg et la Finlande - étaient disposés à accueillir ces migrants.

La jeune capitaine du navire de l'ONG allemande battant pavillon néerlandais, Carola Rackete, avait forcé mercredi le blocus des eaux territoriales italiennes imposé par le ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, chef de la Ligue (extrême droite). Mais la police a obligé le navire à s'arrêter à un mille nautique du port. M. Salvini refuse que les migrants débarquent avant d'avoir l'assurance qu'ils seront immédiatement transférés aux Pays-Bas, en Allemagne ou dans d'autres pays européens.

A cette époque de l'année, les touristes sont nombreux sur l'île de Lampedusa. Certains d'entre eux observent depuis le rivage le navire humanitaire.

"Pour l'instant, il n'y a pas de tension, l'activité touristique continue, mais à long terme cette situation pourrait mettre en danger chacun d'entre nous. Pas étonnant que la Ligue ait gagné les élections ici", explique une habitante à euronews. Lors des dernières élections européennes, les habitants de l'île, profondément divisés sur la question de l'immigration, ont en effet voté à 45% pour le parti d'extrême-droite de Matteo Salvini.

Le maire de l’île appelle à trouver une solution au niveau européen. "Le problème de l'immigration doit être étudié et discuté avec tous les partenaires européens, et nous devons comprendre ensemble ce qu'il faut faire pour les empêcher d'arriver dans des bateaux guidés par des gens sans conscience, qui prennent leur argent et les laissent pratiquement mourir", rappelle Salvatore Martello qui par le passé a critiqué la façon dont Lampedusa a été laissée seule face à l'afflux de réfugiés.