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Hong Kong : les manifestants entrent de force dans le parlement local

Hong Kong : les manifestants entrent de force dans le parlement local
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Armés d'un chariot en métal, les manifestants sont parvenus à briser la porte et à entrer dans le parlement local de Hong Kong ce lundi 1er juillet 2019. Les protestataires réclament la démission de la cheffe du gouvernement Carrie Lam, qui bat des records d'impopularité.

D'après un tweet du quotidien de Singapour The Straits Times, "Les manifestants de Hong Kong entrent dans le complexe du Conseil législatif après s’être frayé un chemin à travers l’entrée". Des photos et vidéos montrent le bâtiment envahi par les manifestants.

Cet assaut rompt avec le caractère pacifique des manifestations qui secouent le territoire depuis plusieurs semaines. Des manifestations initialement lancées en réaction à un projet de loi du gouvernement visant à autoriser les extraditions vers la Chine. Le projet est aujourd'hui suspendu, les protestataires veulent l'enterrer.

La police de Hong Kong a adressé un ultimatum aux manifestants, menaçant de les déloger par la force. De son côté, le Royaume-Uni, via Jeremy Hunt son ministre des Affaires étrangères, exprime un "soutien indéfectible" aux libertés du territoire. L'Union européenne appelle à la retenue et au dialogue.

22ème anniversaire de la rétrocession

Plus tôt dans la journée, des petits groupes de contestataires, majoritairement jeunes et masqués, se sont emparés de trois grandes artères du cœur de Hong Kong et ont entravé la circulation avec des barrières de plastique et de métal. Des affrontements ont eu lieu entre les manifestants hostiles au gouvernement pro-Pékin et les forces de l'ordre, armés de matraques et de gaz lacrymogènes. Ces nouveaux incidents interviennent à l'occasion du 22ème anniversaire de la rétrocession de la ville à la Chine.

Chaque année, à la même date, des démocrates de tous bords organisent une manifestation pour mettre en avant leurs exigences démocratiques, dont l'élection du chef de l'exécutif au suffrage universel. Ces dernières années, les foules ont été immenses. En 2014, l'élan pour la démocratie avait donné lieu à un vaste mouvement d'occupation connu sous le nom de "révolte des parapluies". Il n'avait pas arraché la moindre concession à Pékin. Cette fois-ci, la manifestation se déroule dans le contexte de la fronde généralisée mais aussi de colère contre les violences policières.

Un texte polémique

Le mouvement enclenché en avril contre un projet de loi sur les extraditions vers la Chine cristallise les mécontentements. Deux millions de personnes avaient manifesté le 16 juin dernier selon les organisateurs, sur une population de sept millions d'habitants. Malgré la suspension du texte, la défiance à l'égard de l'exécutif reste élevée. La situation est suivie de près par le président Xi Jinping à Pékin, qui doit récupérer en 2047 la pleine souveraineté sur la ville qui bénéficie du principe "un pays, deux systèmes".