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Législatives en Grèce : la droite de Mitsotakis devrait sortir Tsipras

Législatives en Grèce : la droite de Mitsotakis devrait sortir Tsipras
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REUTERS/Costas Baltas
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Les sondages se suivent et se ressemblent en Grèce, et les jeux semblent faits pour les élections législatives qui se tiennent ce dimanche. Le Premier ministre de gauche, Alexis Tsipras, paraît proche de la sortie, c'est le conservateur Kyriakos Mitsotakis qui devrait le pousser dehors. Les toutes dernières enquêtes d'opinion donnent même une large victoire au parti Nouvelle Démocratie : au moins 155 sièges sur les 300 disponibles à la Vouli, le parlement grec. Après quatre années au pouvoir, Syriza a vécu...

L'austérité "m'a tué", pourrait dire Tsipras

En janvier 2015, Tsipras avait fait une entrée fracassante sur la scène présidentielle, en pleine déconfiture économique. Innovateur, surprenant la classe politique et les observateurs du monde entier par sa décontraction et son look sans cravate, le plus jeune chef du gouvernement que la Grèce ait connu en 150 ans avait tout de suite pris fait et cause pour la population, qui depuis quelques années avait la tête sous l'eau à cause d'un pouvoir d'achat de plus en plus minable.

Le trop grand espoir suscité s'est transformé depuis en déconvenue générale. Cette profonde déception s'apprête maintenant à coûter son poste au chef fougueux d'une gauche radicale à ses tout débuts gouvernementaux. Rapidement, il avait dû changer son projet d'épaule en se pliant aux mesures de grande austérité imposées par les créanciers de la Grèce. Contraint et forcé, Alexis Tsipras a finalement cédé, acceptant le plan de sauvetage drastique destiné à empêcher son pays de sortir de la zone euro.

La vengeance de la classe moyenne

Les politologues estiment que la classe moyenne, surtaxée pendant tout ce temps, est la première à vouloir lui faire payer. Syriza s'est également trop éloigné de ses électeurs de base, les plus démunis. Des avancées sociales comme la santé gratuite ou des aides pour payer loyers et factures n'ont pas suffi, le taux de chômage, de 18%, reste le plus élevé de la zone euro. La classe populaire a en grande partie quitté la gauche au pouvoir, définitivement...

Et c'est là qu'intervient le candidat qui, seulement trois ans après avoir repris en mains le traditionnel parti conservateur, a su lui redonner du brillant mais aussi de la modernité : Kyriakos Mitsotakis. Il n'est pas sorti de nulle part puisqu'il est issu d'une dynastie grecque de droite. Son père est un ancien Premier ministre, Konstantinos Mitsotakis, et sa soeur, Dora, a été maire de la capitale, Athènes, et ministre des Affaires étrangères.

Croissance, investisseurs, les promesses de Mitsotakis

Mitsotakis promet de relancer la croissance et de faire venir plus d'investisseurs étrangers dans le pays grâce à une baisse des impôts pour les entreprises. Il a l'expérience pour le réaliser : diplômé de la prestigieuse Université d'Harvard, il a été ministre de la réforme administrative sous le dernier gouvernement conservateur d'Antonis Samaras, de 2012 à 2014. Chargé de licencier 15 000 fonctionnaires grecs sous la pression des créanciers, il s'est aussi forgé une réputation d'homme à poigne.