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Le détroit d'Ormuz au centre des tensions entre Téhéran et Washington

Le détroit d'Ormuz au centre des tensions entre Téhéran et Washington
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C'est le détroit de la discorde, une fois encore. Deux pétroliers britanniques ont été saisis par l'Iran vendredi dans le détroit d'Ormuz, par lequel transite le tiers du pétrole acheminé par voie maritime au niveau mondial.

Le Stena Impero a été arraisonné vendredi par la force navale des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la République islamique, pour "non respect du code maritime international", selon un communiqué officiel iranien.

Un épisode qui survient après la saisie d'un pétrolier iranien par les Britanniques, dans le détroit de Gibraltar, début juillet.

L'un des deux pétroliers arraisonnés vendredi, le Mesdar, a été libéré. Le propriétaire britannique du Mesdar, battant pavillon libérien, avait indiqué que des hommes armés étaient montés à bord mais que le navire avait été relâché et que tous les membres de l'équipage étaient sains et saufs.

Londres juge cet épisode "inacceptable"

"Nous ne réfléchissons pas à une réponse militaire, nous cherchons à régler cet incident par la voie diplomatique", a déclaré Jeremy Hunt, Secrétaire d'Etat britannique aux affaires étrangères. "Mais nous sommes clairs : il faut régler la situation. La liberté de navigation dans le détroit est essentielle. Si celle-ci est réduite, l'Iran sera le plus grand perdant".

"Surenchère"

Le détroit d'Ormuz est également au centre de tensions entre Téhéran et Washington, qui affirme avoir neutralisé un drone iranien, dans cette zone. Ce que l'Iran nie.

A Washington, Garett Marquis, porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain, a dénoncé une "surenchère de la violence du régime iranien".

Le président américain Donald Trump a également rejeté les dénégations de Téhéran sur la destruction du drone iranien, assurant n'avoir "aucun doute" sur le fait que le porte-hélicoptères USS Boxer avait abattu jeudi un appareil sans pilote iranien dans le détroit d'Ormuz.

De son côté, l'Arabie saoudite a annoncé que des forces américaines allaient prendre position sur son sol. Une première depuis 2003 et la fin de la guerre en Irak.

Les tensions dans cette zone stratégique durent depuis maintenant plusieurs semaines. Washington a accusé l'Iran d'une série d'actes de sabotage ou d'attaques ayant visé, depuis mai, six navires de part et d'autre du détroit d'Ormuz, dans le Golfe ou en mer d'Oman. Ce que Téhéran nie aussi.

La tension entre les deux pays avait atteint un pic le 20 juin lorsque l'Iran avait abattu un drone américain qui, selon Téhéran, avait violé son espace aérien. Le président américain Donald Trump avait alors affirmé avoir annulé à la dernière minute des frappes de représailles contre Téhéran, le lendemain.