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France : un conducteur de trottinette meurt dans un accident sur l'autoroute

Photo d'illustration - Paris, 19 juillet 2018
Photo d'illustration - Paris, 19 juillet 2018 -
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REUTERS/Gonzalo Fuentes
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Le conducteur d'une trottinette électrique, qui s'était engagé sur l'autoroute A86, est mort percuté par un motard dans la nuit de vendredi à samedi à hauteur de Vélizy-Villacoublay, dans le département des Yvelines, situé au sud-ouest de Paris.

Le conducteur de la trottinette, âgé d'une trentaine d'années et qui ne portait pas de casque, a été percuté par l'arrière peu après minuit alors qu'il circulait sur la voie de gauche de cette autoroute dans le sens Paris-province, en direction de Créteil, a précisé un responsable des pompiers des Yvelines.

Aucune explication n'a été donnée sur les raisons qui ont amené cet homme à s'engager sur l'autoroute, où les trottinettes sont interdites.

"Il s'agit d'un choc frontal arrière. La moto a été retrouvée à 400 mètres des victimes, ayant probablement continué à rouler après le choc du fait de l'inertie", a indiqué cette source.

La victime, en arrêt cardio-respiratoire à l'arrivée des secours, est décédée peu après. Le motard, polytraumatisé, était inconscient à l'arrivée des secours. Il a été hospitalisé.

Les accidents de trottinettes, parfois mortels, se multiplient

Début juillet 2019, un adolescent âgé de 16 ans est décédé après avoir été percuté de plein fouet par une voiture alors qu'il circulait sur une route à Vénissieux dans la banlieue lyonnaise.

Le 10 juin, un homme de 25 ans circulant en trottinette électrique est décédé après avoir percuté un camion dans le 18e arrondissement de Paris. Il s'agissait du premier accident mortel impliquant une trottinette dans la capitale française.

En avril, un piéton octogénaire avait également trouvé la mort après avoir été percuté par une trottinette à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Flou juridique

En janvier dernier, un homme avait été filmé circulant à 85 km/h, sans casque de surcroît, sur cette même autoroute A86. S'il est tout à fait possible d'acheter dans le commerce de tels engins, l'utilisation de ceux pouvant dépasser les 25 km/h est normalement limitée à un usage privé.

Contrairement aux vélos à assistance électrique, pour lesquels une réglementation a été mise en place, aucun cadre juridique n'existe pour les trottinettes et autres hoverboards. Mais le code de la route devrait être modifié en septembre prochain pour mieux encadrer ces nouveaux moyens de transport.

Une association de victimes reçue par le gouvernement

Une association de défense des victimes d'accidents impliquant des trottinettes électriques a été reçue lundi au ministère de la Transition écologique et solidaire, et se dit prête à lancer une action en justice contre la mairie de Paris, dénonçant un encadrement insuffisant de ces engins.

Les représentants de l'Apacauvi ("Association philanthropique action contre l'anarchie urbaine vecteur d'incivilité") se sont entretenus avec la conseillère chargée des "nouvelles mobilités" au ministère, transmettant leurs recommandations dans le cadre du projet de loi d'orientation des mobilités, selon l'association et le ministère.

"Nous avons donné plusieurs pistes, comme l'assurance des opérateurs et des conducteurs, et l'immatriculation des trottinettes et des vélos pour rendre possible les poursuites", a confié le président d'Apacauvi, Jean-René Albertin, évoquant une "discussion constructive".

Sa femme, pianiste à l'Opéra, avait été percutée par une trottinette électrique en mai, et souffrant d'une double fracture du bras droit, elle n'a toujours pas pu reprendre le travail.

Le ministère a pour sa part évoqué lundi "un simple rendez-vous afin d'entendre la position de l'association". "Il n'y a aucune information nouvelle, ni aucune décision nouvelle à attendre à l'issue" de cette rencontre, a-t-il insisté.

L'association, qui regroupe 1 400 adhérents, dit recenser 200 accidents mensuels déclarés dans les hôpitaux.