Euronews n'est plus accessible sur Internet Explorer. Ce navigateur n'est plus supporté par son éditeur, Microsoft, et les dernières fonctionnalités techniques de notre site ne peuvent plus fonctionner correctement. Nous vous encourageons à utiliser un autre navigateur, tels que Edge, Google Chrome ou Mozilla Firefox.
DERNIERE MINUTE

Session d'urgence au Conseil de sécurité de l'ONU après le test de missile américain

Session d'urgence au Conseil de sécurité de l'ONU après le test de missile américain
Euronews logo
Taille du texte Aa Aa

Le Conseil de sécurité de l'ONU tiendra une session d'urgence jeudi, à la demande de la Russie et de la Chine. Les deux pays dénoncent l'essai de missile de moyenne portée, effectué dimanche aux Etats-Unis.

"Avec la Chine, nous avons demandé une session du Conseil de sécurité de l'ONU sur les déclarations des États-Unis concernant ses plans de développement et de déploiement de missiles à portée intermédiaire ", a déclaré l'envoyé intérimaire de la Russie auprès de l'ONU, Dmitry Polyansky.

Washington et Moscou sont sortis le 2 août dernier du traité INF, qui interdisait aux deux pays les tests et l'usage de tout missile de portée intermédiaire.

Sergueï Lavrov, le ministre des Affaires étrangères russe, estime toutefois que les Etats-Unis avaient commencé depuis longtemps à préparer des essais de missiles.

Le test avait été préparé bien avant le 2 août, date à laquelle les obligations juridiques du traité INF ont expiré officiellement pour les deux pays.
Sergueï Lavrov
Ministre russe des Affaires étrangères

"Nous avions appris les intentions des Etats Unis en octobre l'année dernière, lorsque John Bolton était venu nous rendre visite. Il nous avait alors dit que la déclaration de Trump sur la nécessité de se retirer du traité n'était pas une invitation au dialogue, mais une décision irrévocable", a ajouté le ministre russe.

Le missile a été lancé dimanche vers 14h30, depuis l'île de San Nicolas, au large de la Californie. Selon le ministère américain de la Défense, il a effectué 500 kilomètres avant de toucher sa cible avec précision. La Russie dénonce "une escalade des tensions militaires".