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L'impact à grande échelle des feux en Amazonie

L'impact à grande échelle des feux en Amazonie
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Alors que les nombreux incendies continuent de faire rage en Amazonie et que le président brésilien rejette les critiques sur son éventuelle responsabilité dans la situation actuelle, les scientifiques expliquent de leur côté que ces feux auront un impact à grande échelle.

"Les feux qui brûlent dans la forêt amazonienne libèrent le carbone stocké dans ces arbres. Le carbone pénètre ensuite dans l'atmosphère sous forme de dioxyde de carbone ou de méthane, et contribue aux gaz à effet de serre qui sont à l'origine des changements climatiques, et d'une planète plus chaude et plus sèche", souligne le Dr. Doug Morton, scientifique de la NASA.

Selon le le Fonds mondial pour la nature (WWF), la forêt amazonienne qui est répartie sur 9 pays contribue à réguler le réchauffement climatique au niveau mondiale en emmagasinant jusqu'à 140 milliards de tonnes de CO2.

Mais sa capacité d'absorption du dioxyde de carbone chute en raison de la déforestation.

Toujours selon le WWF, près de 20% de la forêt amazonienne aurait disparu en 50 ans.

Les incendies actuels correspondent à la deuxième étape de la déforestation pour le scientifique de la NASA : "Après avoir été déboisé et laissé sécher il y a plusieurs mois, le bois est aujourd'hui brûlé. Quand je parle de déforestation aux XXIe siècle, je ne parle pas d'une famille qui partirait dans les bois avec une tronçonneuse. Mais de tracteurs qui arrachent les arbres par leurs racines."

La situation est "hors de contrôle"

Selon la militante écologiste brésilienne Marina Silva, la situation en Amazonie, serait "hors de contrôle".

La lauréate du prestigieux Prix Goldman (l'équivalent du Nobel de l'écologie) en 1996, a sévèrement critiqué jeudi le président de son pays, estimant que ce qui se passe en Amazonie, dont 60% est située au Brésil, constitue un "crime contre l'humanité".

Une fois déforestées, les terres servent notamment à l'élevage ou à l'agriculture intensive comme celle du soja dont la production serait OGM à 95% et le recours aux pesticides quasi systématique selon Greenpeace.