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"L'affaire Karoui" crée des remous dans la campagne présidentielle en Tunisie

"L'affaire Karoui" crée des remous dans la campagne présidentielle en Tunisie
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Ils sont 26 candidats à concourir pour la présidentielle du 15 septembre en Tunisie.

Mais on ne parle que de lui, Nabil Karoui.

La semaine dernière, l'un des favoris des sondages a été arrêté avec son frère. Ce dirigeant d'une chaîne de télévision privée dite "progressiste" était la cible d’une plainte pour "blanchiment d’argent" et "évasion fiscale" qui remonte à 2016.

Le timing interroge la classe politique. Le parti de Nabil Karoui, fondé récemment, a accusé le premier ministre Youssef Chahed d'avoir orchestré cette arrestation, mais ce dernier a démenti toute intervention de sa part dans la procédure judiciaire en cours.

"Honte"

Pendant ce temps, l'entourage de Nabil Karoui continue de mettre en garde contre toute "déstabilisation politique".

"Le fait que Nabil Karoui soit en prison aujourd'hui est une honte pour le processus démocratique en Tunisie", explique la porte-parole du parti du candidat. "Et une menace pour toute transition pacifique lors de ces élections. Nous avons un candidat qui est emprisonné, alors qu'il a toutes les chances d'être le futur président".

Depuis la mort de Béji Caïd Essebsi, le 25 juillet, le climat politique est devenu de plus en plus délétère. La question est de savoir si l'arrestation de Nabil Karoui ne va pas en réalité renforcer sa popularité, lui qui se veut le candidat anti-système, et dont la chaîne de télévision se dit proche du peuple.

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