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Le monstre écossais du Loch Ness serait une anguille géante, piste génétique

Le monstre écossais du Loch Ness serait une anguille géante, piste génétique
Tous droits réservés 
Par Joël Chatreau
Publié le Mis à jour
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Le mythique et mystérieux lac écossais du Loch Ness cache-t-il dans ses entrailles une anguille géante ? Cette nouvelle hypothèse est faite par un généticien de Nouvelle-Zélande. Il s'appuie sur les ADN prélevés dans 250 échantillons d'eau. Jugez par vous-même !

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C'est peut-être pour cela que le fameux monstre du Loch Ness file comme une anguille depuis des siècles et des siècles, échappant systématiquement aux hommes qui essaient de l'identifier. "Nessie", comme l'appellent les Ecossais avec une certaine affection, pourrait en effet être une anguille géante : c'est l'hypothèse que souhaite privilégier un généticien néo-zélandais, Neil Gemmel (photographié ci-dessous), qui vient de terminer une longue étude scientifique des eaux du lac mythique des Highlands. Il en a révélé les résultats ce jeudi à Dunedin, ville située sur l'île du Sud où il est chercheur pour l'université d'Otago.   

Des ADN d'anguille plein le lac

Le scientifique n'a pas chômé, il a prélevé 250 échantillons d'eau, parfois au plus profond du Loch Ness, puis il les a analysés afin de séquencer les ADN qui s'y trouvent. "On retrouve une quantité significative d'ADN d'anguille", a indiqué Neil Gemmel. "Nos données ne révèlent pas leur taille mais la quantité (...) l'hypothèse d'une anguille géante reste plausible", a-t-il expliqué. "Des investigations supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ou infirmer cette théorie", admet toutefois le généticien.

Son travail permet en tout cas de savoir précisément quelles espèces vivent ou ont vécu dans le lac écossais aux eaux froides, ou bien n'y ont fait que passer, y sont mortes, y ont disparu... La liste d'ADN prélevés est longue : des empreintes génétiques d'êtres humains, de chiens, de bétail, de moutons, de cerfs, blaireaux, renards, campagnols, de multiples oiseaux... Mais pas de traces d'un énorme poisson-chat, d'un esturgeon géant ou d'un requin du Groenland. Et - notre imaginaire collectif en prend un coup ! -, pas non plus la moindre possibilité que le Loch Ness cache dans ses entrailles un monstre oublié de la Préhistoire.

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