Euronews n'est plus accessible sur Internet Explorer. Ce navigateur n'est plus supporté par son éditeur, Microsoft, et les dernières fonctionnalités techniques de notre site ne peuvent plus fonctionner correctement. Nous vous encourageons à utiliser un autre navigateur, tels que Edge, Google Chrome ou Mozilla Firefox.
DERNIERE MINUTE

Brexit : les Lords bloquent un "no deal", l'opposition reste contre de nouvelles élections

Brexit : les Lords bloquent un "no deal", l'opposition reste contre de nouvelles élections
Euronews logo
Taille du texte Aa Aa

La Chambre des Lords a adopté vendredi la proposition de loi contraignant Boris Johnson à demander un report du Brexit pour éviter une sortie sans accord de l'UE. Un nouveau revers pour le premier ministre britannique.

Le Premier ministre préférait "mourir au fond d'un fossé" plutôt que de repousser le Brexit. Ce vendredi, il semble toucher le fond.

La Chambre des Lords a adopté vendredi la proposition de loi contraignant Boris Johnson à demander un report de trois mois du Brexit si aucun accord n'est trouvé avec l'Union européenne d'ici le 19 octobre. Le texte, qui avait été adopté mercredi par les députés, doit désormais recevoir l'accord de la reine Elizabeth II.

Une nouvelle défaite pour Boris Johnson, après avoir reçu l'une des rares bonnes nouvelles de cette semaine infernale. La Haute Cour de justice à Londres a rejeté ce vendredi une demande d'annuler la suspension du Parlement.

Cette décision prise par le premier ministre britannique la semaine dernière avait suscité la polémique. Mais ce dernier épisode judiciaire n'entame pas la détermination de Gina Miller. La femme d'affaires et militante anti-Brexit compte désormais mener la bataille devant la Cour suprême.

"Aujourd'hui, nous défendons les générations futures et la démocratie représentative", a-t-elle expliqué. "Abandonner dès maintenant serait un manquement à notre responsabilité. Nous devons protéger nos institutions. Il n'est pas normal qu'elles soient stoppées ou malmenées, surtout en cette période cruciale de notre histoire".

La décision prise par la justice londonienne fait écho à celle prise cette semaine par un tribunal écossais, qui avait également jugé la suspension du Parlement britannique légale. Une troisième procédure de contestation est en cours en Irlande du Nord.

Vote lundi pour de nouvelles élections

Après un premier échec, le gouvernement va de nouveau soumettre lundi au vote des députés une motion pour organiser des législatives anticipées. Un moyen pour lui de tenter d'obtenir toute latitude pour sortir de l'Union européenne avant le 31 octobre, comme il le souhaite.

Mais les travaillistes ont rappelé ce vendredi qu'ils rejetaient cette option."C'est la première fois de l'Histoire, que l'opposition rejette de nouvelles élections. Si je puis me permettre, je pense qu'ils font une grave erreur", a réagi Boris Johnson.

Pour organiser de nouvelles élections, il faut de toute façon obtenir les deux tiers des voix. Sans leur soutien, ce scénario reste donc, pour l'heure, hors de portée pour le premier ministre.