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Lubrizol : plus de 5 000 tonnes de produits chimiques ont été détruits

Le ciel de Rouen après l'incendie de l'usine Lubrizol, le 26 septembre 2019.
Le ciel de Rouen après l'incendie de l'usine Lubrizol, le 26 septembre 2019. -
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REUTERS/Pascal Rossignol
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Près de l'usine Lubrizol à Rouen, des traces de pollution étaient toujours visibles dans la Seine, cinq jours après l'incendie. Toutefois, selon le département de Seine-Maritime, cette nappe toxique a été entièrement contenue grâce à un barrage anti-pollution.

"On voit ici le barrage anti-pollution lourd, qui stoppe la nappe de pollution et qui la confine dans le bassin, explique Caroline Pisarz, la cheffe du service mer et littoral du département. On voit également que, juste derrière les boudins d’absorption, nous avons ajouté un deuxième rideau pour être sûr que le peu de polluants qui arriveraient jusqu'au barrage soit absorbés, et qu'ils ne partent pas vers la Seine."

Ces derniers jours, les autorités ont multiplié les messages rassurants. Lors d'une conférence de presse ce mardi, le préfet de Seine-Maritime a ainsi affirmé que les analyses ne montraient pas de risques liés à l'amiante dans l'air.

Comme annoncé lors de ce point à la presse, la préfecture a mis en ligne sur son site internetla liste des produits qui ont brûlés jeudi dernier, ainsi que des fiches concernant leur dangerosité. Au total, près de 5300 tonnes de produits sont partis en fumée. "Tous les produits ne sont pas dangereux", a assuré la préfecture.

La diffusion de cette liste était l'une des principales revendications des associations et des riverains, qui se sont rassemblés devant le palais de justice de Rouen mardi soir. Ils ont fait part de leur inquiétude et ont exigé la transparence totale des autorités.

Plus de quarante plaintes ont été déposées ces derniers jours ou sont en cours de dépôt selon le parquet de Rouen, qui s'est dessaisi de l'enquête au profit du Parquet de Paris.

Le parquet a en outre précisé que l'origine du feu était pour l'heure impossible à déterminer "avec certitude". La société Lubrizol avait affirmé lundi que l'incendie avait vraisemblablement commencé à l'extérieur du site, en se basant sur "la vidéosurveillance et des témoins oculaires".

Mardi, à Rouen, l'odeur était encore très marquée dans certains quartiers, a constaté une journaliste de l'AFP.

Selon le cabinet du maire , mardi cinq à six écoles sont "soit fermées car les enseignants ont fait usage de leur droit de retrait, soit ont demandé aux parents de venir chercher leurs enfants quand ils le pouvaient à cause de l'odeur".